Alliance – Claudine Douillet – Photo : Ramalah
Macron prêt à ouvrir une ambassade à Ramallah : un virage historique aux conséquences explosives
À l’heure où l’État d’Israël se bat pour sa survie dans une guerre imposée, Emmanuel Macron s’apprête à reconnaître un État palestinien en Judée-Samarie et à ouvrir une ambassade française à Ramallah.
Pire encore : une ambassade de “Palestine” pourrait voir le jour à Paris.
Une décision qui ferait de la France le premier membre permanent du Conseil de sécurité à franchir ce seuil diplomatique, au risque d’un point de non-retour avec Israël.
Une reconnaissance prévue pour septembre 2025 à l’ONU
C’est désormais acté : Emmanuel Macron reconnaîtra l’État de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025, selon plusieurs sources concordantes, dont Reuters, i24NEWS et TRT World. Ce geste, lourd de symboles et de conséquences géopolitiques, intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la France et Israël.
Dans un article exclusif, Reuters indique que la France a choisi de franchir ce cap en solitaire, irritée par l’impasse diplomatique et l’ampleur des pertes civiles à Gaza. Cette reconnaissance sera accompagnée d’un projet concret : l’ouverture d’une ambassade française à Ramallah, capitale administrative de l’Autorité palestinienne, située en Cisjordanie.
Une ambassade française au cœur de la Cisjordanie (Judée-Samarie)
C’est Ofer Bronchtein, conseiller pour le Moyen-Orient auprès d’Emmanuel Macron et président du Forum international pour la paix, qui a lâché la bombe diplomatique. Dans une interview accordée à la chaîne israélienne Channel 12, il a affirmé : « La France envisage d’ouvrir une ambassade à Ramallah dès que la reconnaissance de l’État palestinien sera officialisée. »
Cette démarche marquerait un basculement sans précédent dans la politique étrangère française, remplaçant la représentation consulaire actuelle par une ambassade à part entière, ce qui sous-entend l’établissement formel de relations bilatérales entre la République française et un État palestinien reconnu.
Une ambassade palestinienne à Paris ?
En parallèle, toujours selon Bronchtein, Paris se préparerait à accueillir une ambassade officielle de Palestine. Actuellement, la Mission de Palestine à Paris – dirigée par l’ambassadrice Hala Abou-Hassira – n’a pas de statut diplomatique pleinement reconnu par la République. Elle est tolérée, mais non considérée comme une entité représentant un État souverain.
Dès lors, une requalification de cette mission en “ambassade” constituerait un changement radical et inédit dans les relations diplomatiques françaises. Ce geste serait présenté comme un principe de réciprocité, mais il s’apparenterait en réalité à un acte politique aux accents idéologiques.
Un précédent inédit chez les puissances du Conseil de sécurité
Aucun autre membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU – ni les États-Unis, ni le Royaume-Uni, ni la Chine, ni la Russie – n’a osé reconnaître l’État palestinien tout en siégeant à ce niveau du pouvoir mondial.
Si Emmanuel Macron maintient son projet, la France serait la première grande puissance occidentale à effectuer cette reconnaissance diplomatique en pleine guerre au Proche-Orient. Une décision en forme de provocation pour Jérusalem, mais aussi pour Washington.
Une décision encore officieuse, mais avancée
À ce jour, ni l’Élysée, ni le ministère français des Affaires étrangères n’ont officiellement confirmé les propos de Bronchtein. Mais le silence gêné des autorités, couplé aux multiples recoupements médiatiques, laisse entendre qu’il ne s’agit plus d’une simple hypothèse.
The Times of Israel, TRT, Ynet, Sada News, The Yeshiva World et Caliber.az confirment tous la même chose : la France est sur le point de franchir une ligne rouge dans sa relation avec Israël.
Réactions attendues et tensions prévisibles
Israël n’a pas encore officiellement réagi à ces annonces, mais les diplomates israéliens suivent le dossier avec inquiétude et colère. Si la reconnaissance unilatérale et l’installation d’une ambassade à Ramallah deviennent réalité, les relations franco-israéliennes pourraient entrer dans une zone de turbulence sans précédent.
Du côté américain, Joe Biden a fermement rappelé que toute reconnaissance de la Palestine devait être le fruit de négociations directes, non d’unilatéralismes européens. En d’autres termes : Macron agit seul, dans une logique de posture internationale, alors que la réalité du terrain est plus explosive que jamais.
Un affront pour les victimes israéliennes du 7 octobre
Alors que les images du pogrom du 7 octobre sont encore gravées dans toutes les mémoires, la volonté de Macron de normaliser les relations avec l’Autorité palestinienne, alliée politique du Hamas à Gaza, choque une partie de l’opinion juive française et internationale.
Ce projet, s’il aboutit, enverra un message catastrophique : celui d’un Occident prêt à récompenser l’impunité, à reconnaître des entités semi-terroristes au détriment d’un État démocratique attaqué et endeuillé.
Analyse : stratégie ou idéologie ?
Que cherche Emmanuel Macron en poussant cette reconnaissance, cette implantation diplomatique à Ramallah et cette invitation implicite faite à l’OLP d’ouvrir une ambassade à Paris ? Plusieurs hypothèses se croisent :
- Une volonté d’occuper un rôle international central, face à la paralysie européenne.
- Un message adressé à l’opinion musulmane de France, en pleine crise intérieure.
- Un calcul géopolitique mal calibré, dans le sillage du retrait américain de certaines zones du Moyen-Orient.
Mais une chose est sûre : cette reconnaissance et ces ambassades pourraient être les actes les plus clivants de la politique étrangère française depuis la Seconde Guerre mondiale.
À travers ce projet diplomatique, Emmanuel Macron ne se contente pas de reconnaître un État inexistant sur le terrain. Il redessine la carte des alliances de la France, au prix d’une rupture historique avec Israël. L’ouverture d’une ambassade à Ramallah et d’une ambassade palestinienne à Paris serait plus qu’un geste symbolique : un tremblement de terre diplomatique.