Par Le Figaro avec AFP
Recherché depuis vendredi, le militaire est désormais «sain et sauf», après avoir été secouru lors d’une opération militaire, a déclaré Donald Trump.
Le deuxième pilote américain recherché depuis vendredi après le crash de son avion en Iran a été secouru lors d’une opération militaire et se trouve «sain et sauf», a annoncé dimanche le président Donald Trump.
L’avion, un chasseur-bombardier F-15E, s’était écrasé dans le sud-ouest de l’Iran et ses deux occupants s’étaient éjectés en vol. L’armée iranienne a affirmé avoir abattu cet appareil, et les autorités avaient promis une récompense pour la capture du second occupant, le premier ayant été exfiltré peu après lors d’une opération des forces spéciales américaines.
Attaques dans le Golfe
Le Koweït a annoncé dimanche que des attaques iraniennes contre deux centrales électriques et de dessalement de l’eau, ainsi que contre le complexe ministériel de la capitale, avaient causé de gros dégâts, sans faire de victime.
Plus tôt, l’armée iranienne, dans un message cité par l’agence Fars, avait menacé de s’en prendre aux infrastructures d’eau et d’énergie d’Israël et des pays du Golfe après des frappes israélo-américaines contre un site pétrochimique de la zone économique spéciale de Mahshahr, dans le sud-ouest de l’Iran. Selon un haut responsable iranien, ces frappes contre trois usines dans le secteur ont fait cinq morts et 170 blessés samedi.
Frappes au Liban
De son côté, Israël continue son offensive contre le mouvement pro-iranien Hezbollah au Liban, où les bombardements et les combats ont fait plus de 1.400 morts depuis début mars.
L’armée israélienne a annoncé samedi soir son intention d’attaquer le principal poste-frontière entre le Liban et la Syrie, celui de Masnaa, en accusant le Hezbollah de l’utiliser pour faire entrer des armes.
Une source de la sécurité libanaise à Masnaa a déclaré à l’AFP que «le poste-frontière est en cours d’évacuation à la suite de la menace israélienne». Côté syrien, les installations frontalières sont pratiquement désertes dimanche à l’aube, avec seuls quelques gardes encore en poste, selon un correspondant de l’AFP sur place.
Le président américain Donald Trump a pour sa part rappelé samedi que son ultimatum, lancé à l’Iran le 26 mars pour qu’il rouvre le détroit d’Ormuz sous peine de frappes contre ses centrales électriques, était toujours en vigueur.
«Énervé et stupide»
«Vous vous souvenez quand j’ai donné 10 jours à l’Iran pour CONCLURE UN ACCORD ou ROUVRIR LE DETROIT D’ORMUZ. Le temps presse – 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux», a écrit samedi le président américain sur sa plateforme Truth Social. Fixé par Donald Trump au «lundi 6 avril à 20h, heure de Washington» (00h mardi), l’ultimatum a été rejeté par le commandement militaire central iranien.
«Le président américain agressif et belliqueux, après avoir subi des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens» de l’Iran, a affirmé le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes. «Les portes de l’enfer vont s’ouvrir pour vous», a-t-il menacé.


























