« Il n’y a personne à qui parler » : Israël et la Syrie vers une démarche sans précédent

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En Israël, on estime que l’échec du Liban à faire face au Hezbollah ouvre la voie à des ententes entre Israël et la Syrie, selon lesquelles Tsahal prendrait le contrôle du Sud-Liban tandis que les Syriens agiraient au Nord contre l’organisation.

Ma’ariv – Anna Barsky 

L’idée gagne du terrain en Israël : face à l’échec persistant du Liban à contrer le Hezbollah, et devant la perte de confiance des Américains et des Occidentaux envers les institutions étatiques libanaises, une nouvelle réalité régionale pourrait émerger. Celle-ci reposerait sur des ententes entre Israël et le nouveau régime syrien autour d’un partage des responsabilités sécuritaires au Liban.

Selon des responsables israéliens, la déception américaine vis-à-vis du Liban est profonde. Le message qui transparaît est que le gouvernement libanais n’a pas réussi à respecter ne serait-ce que le minimum de ses engagements, et que l’armée libanaise n’est pas capable — et parfois ne souhaite pas — s’attaquer réellement à l’organisation terroriste Hezbollah.

D’après des sources proches du dossier, Washington comprend désormais qu’il n’existe plus de partenaire efficace au Liban, ni de mécanisme gouvernemental fonctionnel capable de désarmer le Hezbollah, ni de force militaire locale apte à lui imposer une nouvelle réalité. Le sentiment prédominant, selon ces sources, est que du côté libanais, il n’y a tout simplement « personne à qui parler ».

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