Quelle est la raison pour laquelle Donald Trump a reculé et prolongé unilatéralement l’accord de cessez-le-feu ? Selon un rapport du Wall Street Journal, Trump hésite à reprendre les bombardements contre l’Iran et espère que le blocus remplacera la guerre. L’administration a choisi de maintenir une pression illimitée sur l’Iran jusqu’à ce que Téhéran présente une proposition concrète.
Kol réga’ – Yanki Farber
Les négociations avec l’Iran ont échoué hier, ce qui a conduit le président Trump à consulter ses conseillers sur la possibilité de reprendre les frappes contre l’Iran.
Quelques heures auparavant, des responsables de haut rang de la Maison-Blanche étaient optimistes quant à la possibilité que le vice-président J. D. Vance, qui devait se rendre à Islamabad mardi, parvienne à conclure un accord avec l’Iran — contrairement à son voyage au Pakistan deux semaines plus tôt.
Des médiateurs pakistanais ont indiqué que des dirigeants iraniens de haut niveau leur avaient déclaré plus tôt que leur équipe de négociation se rendrait également à Islamabad mardi. Mais ensuite, alors que l’échéance du cessez-le-feu fixée par Trump approchait, l’Iran a changé de direction.
Au cours d’une série de réunions tendues tenues tout au long de la journée à la Maison-Blanche, Trump a examiné ses options avec Vance, avec des responsables du système de sécurité, ainsi qu’avec son gendre Jared Kushner et Steve Witkoff, qui devaient eux aussi se rendre mardi à Islamabad pour participer aux négociations.
En début d’après-midi, le voyage de Vance a été suspendu. Dans la soirée, il a été reporté sine die.
Au cours de ces réunions, les conseillers de Trump lui ont indiqué que le gouvernement iranien n’était pas une entité unifiée, certaines factions radicales à Téhéran refusant de se plier aux exigences du président. À la Maison-Blanche, des questions ont été soulevées quant à la capacité réelle de l’Iran à mener des négociations et à respecter d’éventuels engagements.
Trump a interrogé ses conseillers sur la reprise des bombardements, mais des responsables ont indiqué qu’il redoutait une reprise des combats, impopulaire auprès du public américain.
Trump et son équipe restent divisés : faut-il continuer à exercer une pression sur l’Iran sans limite dans le temps jusqu’à ce que Téhéran présente une proposition concrète aux États-Unis ? Ensuite, le président pourra évaluer s’il est possible de poursuivre les négociations ou s’il devra ordonner une nouvelle vague de frappes contre la République islamique.



























