Trump lui-même avait déclaré que l’une des principales raisons du report d’une attaque militaire contre l’Iran était un message reçu l’informant de l’annulation des exécutions de plus de 800 détenus. « On nous a informés que les exécutions en Iran avaient cessé, nous allons enquêter », avait affirmé le président. Or, les renseignements dont dispose Washington dressent aujourd’hui un tableau totalement différent, remettant en cause la confiance accordée aux promesses de Téhéran.
Selon le journal Israel Hayom, cette promesse aurait été formulée, entre autres, dans un message direct du président iranien Massoud Pazakhshan. Le régime iranien a catégoriquement démenti ces allégations et affirmé qu’aucune décision n’avait été prise concernant l’exécution de centaines de manifestants. Cependant, des responsables américains soulignent détenir des preuves d’exécutions par divers moyens, ainsi que de tirs ciblés sur des civils lors de la répression des manifestations.
La question a également été abordée lors des réunions entre l’équipe du Premier ministre Benjamin Netanyahu et l’envoyé américain Steve Witkoff ainsi que son conseiller Jared Kushner. Ces derniers appartiennent à l’aile de l’administration Trump qui privilégie une solution diplomatique avec l’Iran, afin d’éviter une escalade régionale et de poursuivre les initiatives visant à transformer le visage du Moyen-Orient.
Un large groupe de hauts responsables américains s’y oppose, notamment le vice-président J.D. Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hasegawa. Selon eux, affaiblir considérablement le régime iranien, voire le porter gravement atteinte, constitue non seulement un impératif moral, mais aussi une manœuvre stratégique essentielle aux intérêts des États-Unis et de leurs alliés.
Outre Israël, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et certains pays européens soutiennent également une ligne plus ferme à l’égard de l’Iran. Ces pays, ainsi que la Jordanie, devraient fournir une assistance logistique, de renseignement et défensive en cas de conflit, notamment en interceptant des missiles et des drones. Cependant, les tensions entre Trump et certains de ses alliés, principalement le Royaume-Uni, soulèvent des questions quant à l’étendue de cette coopération en cas d’escalade militaire.
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