Des frappes aériennes ont visé dans la nuit la base militaire d’Abu al-Duhur, située dans la province d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie. Si Israël n’a pas revendiqué ces attaques, le gouvernement syrien et l’envoyé américain pour l’Irak et la Syrie ont pointé du doigt l’État hébreu, dénonçant une escalade inutile et dangereuse pour la stabilité régionale. Le ministère syrien des Affaires étrangères a qualifié ces frappes d’« acte d’agression injustifié » et de « violation flagrante de la souveraineté syrienne », soulignant que cette action menace la sécurité dans la région.
Les frappes ont été menées par quatre avions, selon des médias arabes, qui ont ciblé la piste de la base militaire située à environ 70 kilomètres de la frontière turque. Les informations sur les dégâts matériels ou d’éventuelles victimes restent limitées, et les autorités syriennes n’ont pas encore publié de communiqué officiel détaillé. Certains médias affiliés à Hezbollah ont attribué ces frappes à Israël, bien que l’armée israélienne n’ait fait aucun commentaire à ce sujet.
La base d’Abu al-Duhur a une histoire mouvementée, ayant changé plusieurs fois de mains au cours de la guerre civile syrienne. Initialement capturée par les rebelles en 2015 après un siège prolongé, elle est revenue sous le contrôle du régime de Bachar al-Assad en 2018, avant d’être reprise par les forces rebelles en novembre 2024. Depuis la chute d’Assad, la zone est sous la gouvernance du nouveau gouvernement syrien d’Ahmed al-Sharaa.
Cette récente offensive soulève des questions sur l’avenir des relations entre Israël et la Syrie, ainsi que sur les risques d’une escalade militaire plus large. Alors que les appels à la retenue se multiplient, la situation reste fragile.
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