Le régime en Iran a coupé l’accès à Internet depuis plus de 72 heures afin d’empêcher la révélation de la violence lors des émeutes. Elon Musk a activé gratuitement les satellites Starlink, mais l’Iran parvient à brouiller partiellement les communications avec les satellites.
JDN
Le régime iranien a paralysé l’Internet dans le pays depuis plus de 72 heures, dans le but de minimiser l’exposition des émeutes et des manifestations qui s’y déroulent. Suite à cette mesure, Elon Musk a activé la technologie Starlink au-dessus de l’Iran gratuitement, permettant ainsi à toute personne possédant l’équipement adéquat de recevoir Internet via les satellites de la société.
Starlink est un projet visant à fournir un Internet haut débit en tout point de la planète, en particulier dans les zones reculées. Contrairement aux satellites de communication classiques situés à environ 36 000 kilomètres de la Terre, les satellites Starlink gravitent sur une orbite basse d’environ 550 kilomètres seulement. Pour utiliser le réseau, l’utilisateur installe une petite « antenne » qui communique avec le satellite passant au-dessus d’elle, lequel transmet ensuite les données à une station au sol connectée à Internet.
Selon l’expert en cybersécurité Erez Dassa, divers rapports sur le réseau indiquent que l’Iran tente de brouiller les communications avec les satellites. Il semble s’agir d’un succès partiel : même si une baisse de la qualité de la communication est constatée, celle-ci reste opérationnelle. Selon lui, les équipes de Musk ont été surprises par les capacités de brouillage que l’Iran a réussi à déployer contre les satellites Starlink.
Dassa a souligné que les chaînes iraniennes, qui servent de porte-parole au régime, continuent de diffuser des vidéos, tandis que les autres canaux ne sont pas actifs.
Sur la chaîne Telegram « Abu Saleh – Le bureau arabe », il a été affirmé que les équipes de Musk ont été assez surprises par le fait que les Iraniens aient réussi à bloquer le service des satellites de communication de l’entreprise. Selon les estimations des experts, les Iraniens bénéficieraient de l’aide d’experts russes et chinois en la matière.
Starlink intègre des protections cybernétiques avancées : à chaque activation par l’utilisateur, le système n’exécute que des logiciels pré-installés avec une authentification cryptographique, empêchant toute installation externe. L’entreprise diffuse des mises à jour hebdomadaires à plus d’un million de terminaux, et chaque utilisateur possède un identifiant unique via des certificats numériques. Les satellites ne reçoivent et ne transmettent que du trafic crypté, et la prise de contrôle d’un satellite n’entraînerait pas l’exposition des données.
Par le passé, en 2022 lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, cette dernière avait tenté de brouiller les signaux de Starlink. L’entreprise avait identifié les interférences et publié en quelques heures une mise à jour contournant le blocage. Cette mise à jour fut si rapide que le Pentagone a qualifié le processus d’« impressionnant ».
Récemment, il a été publié que les services de sécurité de l’OTAN suivent avec inquiétude le développement par la Russie d’une arme anti-satellite, capable de disperser des centaines de milliers de billes métalliques à haute densité sur une orbite de 550 kilomètres, dans le but de neutraliser simultanément un grand nombre de satellites Starlink. Les rapports de renseignement indiquent que ces billes seraient trop petites pour être suivies par les capteurs au sol existants, ce qui suscite de vives inquiétudes parmi les experts en sécurité spatiale.
Il convient de noter que la technologie Starlink est également présente en Israël, où elle est utilisée dans plusieurs régions.



























