La police indique qu’à ce stade, il n’est pas possible d’autoriser la tenue de la hiloula de masse (qui devrait, rappelons-le, avoir lieu dans treize jours !). Dans une lettre envoyée par la police du district Nord au « Comité des Cinq », une mise en garde grave est détaillée concernant un danger pour la sécurité du public en raison de l’absence de préparation sécuritaire dans les différents espaces. De son côté, le comité rejette ces accusations et attribue les retards au ministère de Jérusalem et du Patrimoine. Tous les détails.
Kol réga’
Un drame se profile autour des préparatifs de la hiloula de Meron : la police a adressé un avertissement sévère au Comité des Cinq et a déterminé qu’à ce stade, il ne sera pas possible d’approuver la tenue de cet événement de masse. Dans une lettre officielle de la police du district Nord, une profonde inquiétude est exprimée face aux retards persistants dans l’aménagement du site.
Selon la police, les professionnels, les sociétés de production et les prestataires sont empêchés d’entrer sur le terrain pour effectuer les travaux d’infrastructure et de sécurité essentiels.
La police précise qu’il s’agit d’actions indispensables et non négociables, notamment l’installation de clôtures, l’aménagement de voies d’urgence, la mise en place de l’éclairage, des infrastructures de lutte contre l’incendie et l’installation d’équipements technologiques destinés à garantir la sécurité du public. Sans ces travaux, souligne la police, il est impossible d’organiser un événement de masse de manière sûre et ordonnée.
Dans un message ferme adressé aux membres du comité, la police indique que la responsabilité directe de toute atteinte à des vies humaines qui pourrait résulter d’une préparation insuffisante leur incombera exclusivement. Elle ajoute que même si des personnes tentent d’arriver sur le site par des itinéraires détournés, le lieu ne sera pas préparé pour accueillir du public tant que les travaux requis ne seront pas achevés.
La police exige du comité qu’il agisse immédiatement pour lever tous les obstacles empêchant l’entrée des professionnels sur le site, précisant que tout retard supplémentaire met en danger la tenue même de l’événement.
En réponse, le Comité des Cinq a envoyé une lettre dans laquelle son directeur, Uri Vizubovski, rejette les accusations et affirme que la police a fourni des informations erronées.
Selon lui, « le ministère de Jérusalem et du Patrimoine est l’unique responsable de la hiloula de Lag BaOmer ; le Comité des Cinq n’a jamais été responsable et ne l’est toujours pas ». Il ajoute que le dossier est entre les mains du ministère depuis déjà dix jours, après que le comité a transmis tous les documents requis, mais qu’aucune réponse n’a été reçue jusqu’à présent.
Vizubovski précise que, du point de vue du comité, rien n’empêche l’entrée des professionnels sur le site, et il attribue directement la responsabilité du retard au ministère de Jérusalem et du Patrimoine. Dans sa lettre, il demande au ministère de fournir une réponse dans les plus brefs délais.



























