La meute contre Netaniahou

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SAMSUNG CSC
La gauche israélienne et la juristocratie ont construit une machine de haine contre le Premier ministre qui piétine le principe le plus élémentaire de tout État de droit : tant qu’un homme n’est pas condamné, il est innocent, point final. Après des années de traque politico‑médiatique, de fuites illégales, de plateaux télé transformés en tribunaux populaires, Benjamin Netanyahou n’a toujours aucune condamnation définitive : il fait face à des actes d’accusation, à un procès interminable, mais aucun juge n’a prononcé de culpabilité. Ce vide judiciaire contraste brutalement avec le lynchage public : la gauche a remplacé le verdict du tribunal par le verdict de la meute, pour faire par les prétoires ce qu’elle n’arrive plus à faire par les urnes.
La gauche sait qu’elle ne représente plus la majorité, alors elle a transféré le centre de gravité du pouvoir vers les tribunaux, les procureurs, les conseillers juridiques et tout un réseau de hauts fonctionnaires qui ne rendent de comptes à aucun électeur. Le message est transparent : “Si le peuple vote mal, ce sont les juges qui corrigeront”. La Cour suprême, le parquet, le conseiller juridique du gouvernement se comportent comme un super‑gouvernement bis, avec droit de veto permanent sur la volonté de la majorité, au nom d’une “sauvegarde de la démocratie” qui consiste en réalité à priver le peuple de son pouvoir. Ce n’est plus un équilibre des pouvoirs, c’est une prise d’otage de la souveraineté populaire par une caste qui se croit investie d’un mandat moral supérieur au vote des citoyens.
Dans cette logique, il ne s’agit plus de juger Netanyahou, mais de le marquer au fer rouge, de le transformer en criminel “évident” avant même que le tribunal ait parlé. Les accusations sont présentées comme des faits, les rumeurs comme des preuves, les interrogatoires comme des aveux, et l’empilement des “dossiers 1000, 2000, 3000, 4000” sert à fabriquer une image : Netanyahu = corruption, de sorte que son maintien au pouvoir apparaisse comme une anomalie, même en l’absence totale de condamnation. On a inventé une nouvelle peine, inconnue du Code pénal : la peine politique anticipée, prononcée par des éditorialistes, des ONG militantes, des juristes activistes, qui transforment la présomption d’innocence en présomption de culpabilité dès qu’il s’agit du camp national.
Le dossier 3000, l’affaire des sous‑marins, est l’exemple parfait d’un “méga‑scandale” gonflé à l’hélium pour nourrir le récit de la corruption, alors que le cœur de la cible – le Premier ministre – a été laissé hors du cadre pénal. Rappel fondamental : après des années de pressions médiatiques et de demandes d’ONG pour “ouvrir enfin une enquête” contre lui, la police et le parquet ont reconnu qu’il n’existait pas, à son encontre, de soupçon justifiant une enquête pénale, et la décision de ne pas l’investiguer a été confirmée. Mieux encore, le chef de l’enquête submarines lui‑même a témoigné devant la cour qu’à aucun moment l’enquête n’avait atteint le seuil justifiant de mettre Netanyahou en cause dans ce dossier. En parallèle, la commission d’enquête étatique a mis à nu surtout des dysfonctionnements systémiques dans la procédure d’achat des navires, des problèmes de coordination entre échelons sécuritaires et politiques, des failles de gouvernance – pas une cabale personnelle ourdie par le Premier ministre pour vendre la sécurité d’Israël au plus offrant.
C’est là que la manœuvre du parquet et de ses relais éclate au grand jour : on prend des choix stratégiques discutables, des querelles bureaucratiques, des lacunes administratives, et on les recadre pour raconter une histoire de “corruption massive” dont il faut, à tout prix, faire porter la responsabilité politique à Netanyahou, même sans base pénale contre lui. Pendant que des inculpations frappent des cercles périphériques – proches, anciens responsables militaires, intermédiaires –, le récit public continue de parler de “l’affaire des sous‑marins de Netanyahou”, comme si le dossier judiciaire confirmait une culpabilité que les procureurs eux‑mêmes n’ont pas osé formaliser. Autrement dit : le coupable a été désigné avant l’enquête, et, devant l’impossibilité de l’incriminer légalement, on a maintenu sa condamnation dans l’espace médiatique.
Ce mécanisme repose sur des “preuves” fabriquées par la narration : on part de la prémisse “Netanyahou est corrompu”, puis on assemble des bribes de témoignages, des hypothèses sur ses intentions, des rapports critiquant des défaillances systémiques, on ajoute des fuites partielles, et on présente ce montage comme un dossier à charge. Chaque nuance devient “contradiction”, chaque désaccord administratif devient “indice accablant”, chaque question ouverte est recyclée en quasi‑certitude, et les témoins sont placés sous une pression énorme pour s’aligner sur le scénario écrit d’avance. Ce n’est pas la justice, c’est la construction d’un mythe accusatoire dont l’objectif est de justifier une exécution politique – que les juges condamnent ou non, la presse a déjà tranché.
La démocratie ne se mesure pas au nombre de tribunes moralisatrices dans les journaux, mais à la souveraineté du peuple juif et à son droit exclusif de choisir ses dirigeants. Tant qu’aucun tribunal n’a condamné Benjamin Netanyahou, toute tentative de le déclarer “disqualifié” relève de l’usurpation pure et simple du pouvoir qui appartient aux électeurs, pas aux juges, pas aux commentateurs, pas aux ONG financées par l’étranger. La gauche qui prétend défendre la “démocratie” tout en misant sur la dictature des juges contre un gouvernement soutenu par la majorité révèle son vrai visage : elle accepte le verdict des urnes uniquement lorsqu’il correspond à son agenda. La réponse doit être claire et nette : défendre la présomption d’innocence, exiger un système judiciaire qui enquête au lieu d’inventer des récits, et rendre au peuple, par les urnes, le droit souverain de décider qui dirige l’État d’Israël – y compris lorsque ce choix s’appelle Benjamin Netanyahou.

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