Le chef du Shin Bet : « Il n’y a pas eu de trahison le 7 octobre – c’était un grave échec professionnel »

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David Zini a rejeté, lors de la conférence des cadres du service, les théories du complot entourant le massacre et a clarifié : « Nous devons intégrer les leçons et corriger ». Netanyahou a également réaffirmé récemment qu’il n’y avait pas eu de trahison interne.

JDN – David Feuchtwanger 

Rejet des théories du complot

Le chef du Shin Bet (Service de sécurité intérieure), David Zini, s’est exprimé lors de la conférence des directeurs du service, en présence du Premier ministre Benjamin Netanyahou. Il a abordé les allégations de complicité présumée avec le Hamas le 7 octobre, clarifiant de manière catégorique qu’aucune trahison n’a eu lieu au sein du système de sécurité.

« Il est clair et connu qu’il n’y a eu aucune trahison ou collaboration de la part du Shin Bet ou de quiconque au sein du système de sécurité », a déclaré Zini.

Selon lui, les événements tragiques de cette journée résultent d’un grave échec professionnel. Il a insisté sur le fait que l’organisation doit travailler sans relâche pour tirer les conclusions nécessaires : « Nous avons échoué professionnellement de manière grave et nous devons œuvrer chaque jour, chaque heure, pour corriger et intégrer l’ensemble des leçons apprises. »

Validation de l’enquête interne

Au cours de la conférence, Zini a validé les conclusions de l’enquête organisationnelle interne menée par le service après le massacre :

  • Acceptation des résultats : « J’accepte l’enquête du service », a-t-il déclaré aux cadres.

  • Travail en cours : Bien qu’il ait précisé que certains points restaient à approfondir, il a souligné que les conclusions de l’équipe d’enquête ne font pas l’objet de litiges et servent de base à un large travail de restructuration.

La position de Netanyahou et la question de la commission d’enquête

Le Premier ministre Netanyahou avait également abordé le sujet au début du mois lors d’un débat à la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset. Il avait alors affirmé qu’il s’agissait d’une défaillance majeure du renseignement, mais en aucun cas d’une trahison.

Vers une commission d’enquête ? Ces déclarations interviennent dans un contexte de vif débat public et d’appels à la création d’une commission d’enquête officielle. Netanyahou a réitéré son soutien à la formation d’une commission dont la composition serait paritaire entre la coalition et l’opposition, afin, selon lui, de bénéficier d’une large confiance publique et d’apporter des réponses complètes sur les événements ayant précédé et jalonné le massacre.

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