Le don de la Tora et des Dix Commandements

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Autour de la table de Chabbath, 525 Yitro

Le don  de la Thora et des Dix Commandements

Notre paracha décrit un des évènements les plus fondamentaux dans l’histoire de l’humanité : le don de la Tora avec les Dix Commandements.

Pourquoi cela est-il si important ? C’est la première fois dans l’histoire du monde que le Divin Se révèle sur terre devant un peuple tout entier. Depuis cet évènement, le monde a acquis une RAISON d’exister, et lors de ce grand dévoilement, Hachem donne à Son peuple les Dix Commandements.

« Parmi eux, il y a la mitsva d’honorer ses parents. Le cinquième commandement est la jonction entre les commandements vis à vis de Hachem et des commandements suivants vis à vis de son prochain ».

Comme il est écrit : « Tu honoreras ton père et ta mère afin de rallonger les jours de ta vie… » Chemoth (20,12). Au sujet de cette Mitsva, les grands de notre peuple sont en discussion. Il s’agit de savoir si ce commandement est une obligation de l’homme vis-à-vis de son prochain ou uniquement de l’homme par rapport à son Créateur. Par exemple, on sait bien que mettre les Tefilines ou faire le Chabbath sont des Mitsvoth liées à Hachem, tandis que la Mitsva de Tsedaka est relative aux hommes. Qu’en est-il du respect dû aux parents ? Le Ramban sur le verset cité enseigne un grand principe sur les Dix Commandements. Il les divise en 2 groupes : les Mitsvoth en corrélation directe avec Hachem comme la Mitsva de croire en un Créateur unique, de ne pas faire de culte idolâtre, etc… puis, les Mitsvoth des hommes entre eux : ne pas tuer/voler, etc… Or le Ramban explique, sur la Mitsva d’honorer ses parents, que c’est un honneur adressé à Hachem, CAR les parents sont ASSOCIES dans la création de l’enfant avec le Créateur du monde et donc si on respecte ses parents on respectera par-là même Hachem. Formidable explication du Ramban. Dans le même sens, rabbi Yits’hak Abravanel (un grand sage de l’époque de l’inquisition espagnole) explique qu’à travers l’honneur fait à ses parents, on arrivera à respecter la TRADITION dont ils sont porteurs, et par là, on réaffirmera sa foi en la Tora. Par contre, le Séfer Hahinouh (33) explique d’une autre manière la raison d’honorer ses parents .Ce sont eux qui nous ont mis au monde et ils  se sont occupés de notre éducation depuis notre plus jeune âge. Et donc, cela est en soi une raison suffisante de les respecter et d’avoir de la gratitude à leur égard. Fin de citation.

On voit donc qu’il existe deux manières de voir cette Mitsva : comme un hommage fait indirectement au Créateur, ou comme un devoir de reconnaissance. Les incidences de notre question sont multiples. Par exemple, dans le cas où les enfants n’ont pas bien honoré leurs parents durant l’année. Est-ce que les enfants devront demander leur pardon ou non ? Si on tient que c’est une Mitsva vis-à-vis de Hachem on pourra se suffire de Kippour, mais si c’est une Mitsva en rapport avec les hommes, il faudra obligatoirement demander aux parents leur pardon. Une autre incidence est si on considère que c’est une Mitsva faisant partie du premier groupe des Mitsvoth par rapport à Hachem. Nécessairement on devra l’accomplir avec l’INTENTION de réaliser la Mitsva. Car nos lecteurs le savent déjà bien : la Mitsva a besoin d’être faite avec une intention pure, pour le Créateur du monde. Tandis que si on tient que la Mitsva est liée avec son prochain, il n’y a pas besoin d’intention particulière. Donc d’après le Ramban, il semble bien qu’il faille avoir une pensée au moment où je donne les honneurs à mes parents (comme par exemple, quand je me lève devant mon père ou ma mère) de le faire pour la Tora de Hachem. Tandis que d’après le séfer ha’Hinoukh, on n’aura besoin d’aucune intention particulière.

Une autre conséquence est dans le cas où les parents ne se sont PAS comportés de manière correcte avec leurs enfants. Est-ce que l’enfant en grandissant devra continuer d’honorer ses parents ? Si on explique que la racine de la mitsva c’est de reconnaitre les bienfaits, alors dans notre cas, il se peut bien que l’enfant sera exempt de la Mitsva (ça dépendra de tout le mal fait et surtout, combien les parents étaient conscients de leur faute !). Tandis que si on tient selon le Ramban, que la Mitsva c’est par ricochet un honneur fait à notre Créateur, alors l’enfant devra continuer à respecter ses procréateurs… malgré tout (dans tous les cas, on devra demander l’avis d’un rav sur le sujet). D’après ces deux avis, on aura un nouvel éclairage sur une célèbre question : pourquoi ne fait-on pas de bénédiction avant d’honorer ses parents ? (Par exemple lorsqu’on se lève devant son père, pourquoi ne fait-on pas la berakha : ‘Acher kidechanou, etc.). Pour répondre à cette question, on rapportera les paroles très connues du Rachba (1,18). Il parle d’un domaine différent, mais sa réponse nous éclairera aussi sur notre sujet. Le Rachba explique que les Sages n’ont pas institué de bénédictions avant de faire la Tsedaka, car des fois, le pauvre peut refuser la pièce ! Donc finalement notre bénédiction sera en vain ! On dira la même chose en ce qui concerne la Mitsva de respecter ses parents. C’est que les parents peuvent EXEMPTER leurs enfants des honneurs qu’ils leurs sont dû. Bien souvent en effet, ils pardonnent à leurs enfants le fait qu’ils ne se lèvent pas devant eux. Donc par exemple, si le fils veut se lever et faire la bénédiction… et, le père passe son droit au respect, alors, la Berakha aura été finalement faite en vain. Cependant, d’après le rav Avravanel qui considère que c’est une Mitsva qui vient honorer AUSSI son Créateur, il se pourrait bien que, même si les parents dispensent leur progéniture de toute obligation, voilà que l’enfant a accompli la volonté du Ciel et donc la bénédiction accompagnant la Mitsva n’aurait pas été prononcée inutilement.

Autre belle explication pour laquelle on ne fait pas de bénédiction avant d’accomplir cette Mitsva. Le ‘Aroukh Hachoul’han (Y.D 240,4) expose que c’est une Mitsva de l’ordre de l’intellect. En effet, remercier ses parents qui se sont occupés de nous toutes ces années, il est naturel de leur rendre les honneurs ! Tout être humain doit reconnaître les bienfaits qui lui ont été attribués, conclut le Hachoul’han Aroukh. Et puisque la bénédiction est « Qui nous a SANCTIFIE par Tes Commandements… » Nécessairement, on ne pourra pas dire cette Berakha car même les peuples du monde accomplissent ce précepte. Le mot SANCTIFIER n’est plus adapté à cette Mitsva car même les Gentils l’accomplissent ! Si nos lecteurs ont d’autres idées…

LE SIPPOUR

Pour que le navire ne fasse pas naufrage…

Ce sippour véridique est rapporté par un des Raché Yechivoth de Jérusalem. Il concerne un homme d’affaires religieux qui appartient à la communauté américaine. Cet homme est investi dans les affaires communautaires, de plus son porte-monnaie et largement ouvert à toutes les causes de ‘Hessed aux USA et en Erets. Tout est formidable dans le meilleur des mondes. Seulement notre homme (‘Haïm) a un hic, Il a un principe sur lequel il ne tergiverse pas : c’est la non-aide aux Avrekhim et Collelim (que D’ nous en garde) ! Il considère (à tort, n’est-ce pas ?) que le monde doit gagner sa croute, cela inclus les Avrékhim qui doivent mettre la main à la pâte. ‘Haïm n’est pas abonné à la « Super Table du Chabbath », dommage, pour savoir que ce sont les Avrékhim qui amènent la Berakha, la protection en terre d’Israël et dans le monde entier grâce à leur étude désintéressée (vous allez me retorquer… le rav Gold prêche une nouvelle fois pour sa paroisse, excusez-moi de l’expression…), seulement il est clair qu’à notre époque le public « éclairé » comprend une chose, c’est qu’il existe dans le monde entier et en particulier en Europe une dégringolade vertigineuse des valeurs de base de la société. La famille est bafouée, les vices sont portés en flambeau par la société comme un droit à la liberté de chacun et le clou du spectacle, déjà bien accablant, c’est que la communauté juive et Israël sont mis sur le banc des accusés à tout moment.

Or vous savez bien que pour qu’un navire avance droit sur l’océan, il a besoin d’une grande quille (plus le navire est grand plus la quille est grosse). De la même manière la ‘gouverne’ de ce bas monde c’est la communauté orthodoxe et en particulier les Avrékhim qui donnent la note juste afin que le monde ne glisse pas vers les immondices (d’ailleurs Hitler – yima’h chemo vezikhro- l’avait bien dit puisqu’il soutenait que le peuple juif est le symbole de la conscience humaine). Or pour cela il faut qu’une partie de la communauté se dévoue corps et âme à l’étude de la Tora – Cqfd.

Donc tous les Roch Yechiva d’Erets savaient que Mister ‘Haïm fermait la porte de son bureau en haut d’une des hautes tours de Manhattan aux institutions de Tora. Cependant ‘Haïm avait une fille (Sara) qui faisait des études dans les bons séminaires de la métropole. Seulement, lo ‘alénou, Sarah avait une maladie chronique. Son père faisait son maximum pour faire soigner sa fille auprès des plus grands spécialistes mondiaux dans le domaine, en vain. Les années passèrent et il fallait penser à la marier. Or ce n’était pas chose facile, voire impossible, car Sara ne pouvait se marier qu’avec un Ba’hour qui avait le même profil de santé. Son cas était rare, il fallait donc trouver un deuxième tourtereau similaire. Le père se tourna vers pleins de Chadkhanim qui firent de leur mieux, en vain. Les années passèrent, pas un seul coup de fil… ‘Haïm se dit qu’il fallait sauter à la mer ! Il prit l’avion direction la Terre Sainte afin de se rendre au Kotel pour prier et implorer le Ribono chel ‘Olam pour sa fille. Dès son arrivée il prit un taxi qui l’amena à l’hôtel Ramada-Renaissance et à peine déposés ses bagages, il prit un autre taxi qui l’amena au Mur Occidental. Il arriva un après-midi d’été et s’installa à côté du Mur. Il prit un livre de Tehilim et commença à faire sa prière (ndlr il ne le savait pas qu’il pouvait faire une dédicace dans le super feuillet « Autour de la Table de Chabbath » pour le Zivoug). Seulement ‘Haïm ne comprenait ce qui se passait, tout semblait bloqué. Il avait fait près de 8000km et ne ressentait aucun élan de cœur ni pureté de sentiments. ‘Haïm restait froid (malgré la chaleur de la journée). Il regarda autour de lui et vit à quelques mètres un Avrekh qui lisait des Tehilim en pleurs et sanglots. ‘Haïm voyait cet étranger qui sortait de temps à autre un grand mouchoir pour essuyer ses larmes qui coulaient abondamment. ‘Haïm se dit : « Et quoi ! Je ne peux pas pleurer pour ma fille, comme il le fait » ? C’est alors qu’une vague de pleurs le secoua et commença à lire les Tehilim comme jamais de sa vie. Il lit pendant plus d’une heure les Tehilim jusqu’à ce qu’il se dirige vers l’inconnu qui continuait à faire sa prière avec toute ferveur. ‘Haïm dit (en langue sainte ou en Yiddish) « Reb Yid, ta situation semble difficile, cela fait plus d’une heure que je te vois en pleurs. Est-ce que je peux t’aider ? » L’inconnu (Yankel) se redressa et lui dit : »Je ne pense pas que tu puisses m’aider ». ‘Haïm continua : « Pourquoi pas, dis-moi ton problème ». Yankel dit : « J’ai une fille qui a fait un super chidoukh avec un très bon Ba’hour Yechiva qui a beaucoup de crainte du Ciel et qui est particulièrement studieux. Seulement je n’ai pas le premier des sous pour conclure le worth/fiançailles. J’ai d’anciennes dettes et je n’ai pas de quoi payer la dote, la salle de mariage et les engagements pour l’achat d’un appartement ». ‘Haïm réfléchit et se trouvait devant un problème de taille… Comme je vous l’ai dit il avait un principe de ne pas aider les Avrekhim ! Cependant ce Tsadik avait réussi à lui ouvrir son cœur par sa prière. Apres une petite minute de réflexion ‘Haïm lui demanda à combien il évaluait les coûts du mariage (la dote et tout le reste) Yanquel dit 200 000 shèkels. Sans attendre, ‘Haïm sorti un gros chéquier et son stylo et fit sur le champ un chèque de 52 000 dollars ! Il tendit le chèque à l’homme qui restait abasourdi. Puis Yankel bénit l’américain pour ce qu’il avait fait pour lui. Il rajouta : « Et toi qu’est-ce que tu fais à Jérusalem ? » ‘Haïm lui raconta sa grande difficulté avec sa fille qui vieillit et n’a pas trouvée chaussure à son pied à cause de sa maladie chronique (untelle). L’avreh tranquillisa ‘Haïm en lui disant : « De la même manière que tu as fait ce geste exceptionnel, pareillement Hachem fera un grand ‘Hessed pour toi et tu marieras ta fille très prochainement avec beaucoup de facilité. » ‘Haïm répondit Amen.

Sur ce, Yankel parti encaisser le chèque à sa banque. Il tendit au guichetier, un homme ‘harédi, qui travaille, n’est-ce pas, en lui demandant de le mettre sur son compte. Le banquier regarda l’ordre de virement et n’y croyait pas : « Quoi Yankel, tu as tellement de mal à finir les fins de mois et cette fois tu apportes 52 000 dollars ! » Yankel raconta son histoire fantastique du jour : ses prières au Kotel et la rencontre avec l’américain qui vient prier pour le Zivoug de sa fille qui a une maladie chronique. Le guichetier entendit le nom de la maladie et sursauta : Quoi ! J’ai mon frère qui a un fils qui a exactement le même problème -lo ‘alénou- ! Mon frère m’a fait part de ses difficultés il y a quelques jours. Il recherche désespérément un chidoukh pour son fils ». Le guichetier se dépêche de contacter son frère, effectivement ce sont les mêmes symptômes qu’avait la fille américaine. Le deuxième coup de fil, toujours dans la banque, c’est Yankel à ‘Haïm pour lui annoncer qu’il y a du nouveau pour sa fille. Dans le quart d’heure suivant ‘Haïm arrive pour écouter la proposition du guichetier. ‘Haïm n’y croyait pas de savoir que seulement après trois heures de sa prière au Kotel, il a trouvé un Ba’hour Yechiva qui a le même profil que sa fille… La suite sera… que trois semaines intensives passèrent (avec les prises de renseignements des familles et les rencontres entre les deux tourtereaux) et les deux familles cassèrent l’assiette des fiançailles entre Sarah et le Ba’hour de Jérusalem. Mazal TOV !

Chabbat Chalom et à la semaine prochaine, si D’ le veut.

David Gold

Une Berakha de bonne santé à mon ami Yacov ben Renée Malka et à son épouse Cathy (Raanana).

Un bon zivoug à Myriam bath Cathy Sarah

Et pour tous ceux qui sont intéressés, un super recueil, de 54 histoires vraies extraites de votre feuillet préféré, va bientôt être édité en Erets et en France. Vous pouvez prendre contact à l’adresse mail d’envoi ou au 0556778747 pour son soutien et dédicaces

Une refoua cheléma à Ilan-Alain ben Sarah parmi les malades du Clall Israël

Une berakha à Daniel Zana et à ses enfants (Paris)

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