Le peuple souffre – et le fils s’enrichit : l’empire d’investissements de Khamenei en Occident

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Mojtaba Khamenei, considéré comme un possible successeur à la tête de l’Iran, aurait été impliqué dans des transferts de fonds et des transactions portant sur des milliards de dollars. Des biens au Royaume-Uni, d’une valeur de 138 millions de dollars, ont été enregistrés au nom d’un proche frappé par des sanctions.

David Fauchtwanger

Une enquête de Bloomberg publiée aujourd’hui (jeudi) révèle que Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ali Khamenei, a constitué un empire d’actifs et d’investissements en Occident – en dépit des sanctions qui le visent. Selon cette enquête, le fils Khamenei, âgé de 56 ans, est impliqué dans des transferts de fonds à hauteur de plusieurs milliards de dollars et dirige une activité financière sophistiquée à travers un réseau d’intermédiaires.

Les conclusions montrent notamment qu’il a été associé à des opérations immobilières au Royaume-Uni pour un montant d’environ 138 millions de dollars. Les biens ne sont pas enregistrés à son nom, mais à celui de l’homme d’affaires iranien Ali Ansari, sur lequel le Royaume-Uni a imposé des sanctions en octobre dernier. D’après l’enquête, Khamenei et Ansari ont opéré par le biais d’un mécanisme de transfert de fonds de l’Iran vers Dubaï, puis vers les pays occidentaux, ce qui leur a permis d’échapper aux contraintes de l’application des sanctions.

Cette publication intervient dans un contexte de critiques croissantes visant les enfants de hauts responsables iraniens vivant en Occident. La semaine dernière, une vidéo montrant Sasha Sobhani, fils de l’ancien ambassadeur d’Iran au Venezuela, menant une vie fastueuse à Monaco, a provoqué un tollé. À la suite de cela, l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU, Mike Waltz, a partagé un message virulent recensant plusieurs exemples d’enfants de dignitaires iraniens vivant à New York, en Allemagne, à Boston et à Los Angeles.

Dans ce message, il est écrit que ces enfants « fuient les lois que leurs pères imposent et jouissent de libertés pour lesquelles d’autres Iraniens meurent ». L’auteur ajoute que le régime de Téhéran, les Gardiens de la Révolution et la milice Bassidj « n’ont aucun droit d’emprisonner une nation entière sous des lois brutales qu’ils ne sont même pas prêts à imposer à leurs propres enfants », qualifiant ce phénomène de « pure hypocrisie du régime ».

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