Dans une interview exclusive accordée aux médias américains depuis le dernier affrontement avec l’Iran, le Premier ministre Benjamin Netanyahou s’est entretenu avec CBS News sur les objectifs de la guerre, l’avenir du Hezbollah, l’extraction de l’uranium enrichi, les relations avec les pays du Golfe et le soutien américain.
JDN – Zeev Gur Aryé
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a accordé hier un entretien approfondi à CBS News, le premier accordé à un média américain depuis le début de l’opération « Rugissement du Lion » il y a environ 11 semaines. L’échange avec le correspondant Major Garrett s’est déroulé dans un contexte de tensions accrues dans le golfe Persique et de poursuite des combats contre le Hezbollah au Liban.
Iran : La guerre n’est pas terminée
À la question de savoir si le conflit avec l’Iran était achevé, Netanyahou a répondu que malgré les succès obtenus, la fin n’était pas encore atteinte. Il a précisé qu’il reste des sites d’enrichissement nucléaire à démanteler, des stocks d’uranium à évacuer et des réseaux de mandataires que le régime continue de soutenir. « Nous avons beaucoup réduit leurs capacités, mais il reste du travail », a-t-il affirmé.
Extraction du matériel nucléaire : « On entre et on prend »
Interrogé sur la méthode d’évacuation de l’uranium enrichi d’Iran, Netanyahou a été concis : « On entre et on prend ». Il a refusé de préciser s’il s’agissait de forces spéciales israéliennes ou américaines, tout en notant que le président Trump avait exprimé sa volonté d’agir. « S’il y a un accord et que l’on sécurise le matériel, c’est la meilleure voie », a-t-il ajouté.
Hezbollah : Les combats continueront même en cas d’accord avec Téhéran
Netanyahou a précisé qu’Israël n’accepterait pas un arrêt des combats contre le Hezbollah dans le cadre d’un règlement avec l’Iran. Il a souligné la volonté d’Israël de supprimer la menace pesant sur les localités du nord, visées par des tirs constants de roquettes. Il a toutefois ajouté que l’affaiblissement du régime iranien entraînerait mécaniquement l’effondrement de ses réseaux de mandataires.
La relation avec Trump
Le Premier ministre a démenti avoir promis une « victoire certaine » concernant la chute du régime iranien lors de ses réunions avec Donald Trump, soulignant qu’il existe toujours des risques, mais qu’il y a « un danger plus grand dans l’inaction ».
Détroit d’Ormuz : « L’Iran a fini par comprendre le risque »
Concernant la capacité de l’Iran à bloquer le détroit d’Ormuz, Netanyahou a estimé que Téhéran comprenait désormais le risque immense qu’une telle action représenterait pour lui-même.
Pays arabes : Une coopération sans précédent
Netanyahou a affirmé voir des opportunités de renforcement des liens avec certains pays arabes à un niveau qu’il n’avait pas anticipé, notamment en raison de l’effet de dissuasion face à l’Iran. Il a évoqué une coopération accrue dans les domaines de l’énergie, de l’intelligence artificielle et des technologies quantiques.
Aide américaine : Vers une indépendance financière
Dans une déclaration marquante, Netanyahou s’est dit favorable à une réduction progressive de l’aide financière militaire américaine jusqu’à son annulation d’ici une décennie, afin de privilégier une autonomie complète.
Image d’Israël et réseaux sociaux
Le Premier ministre a attribué la baisse de soutien à Israël dans certains sondages à l’influence des réseaux sociaux, qu’il qualifie de « huitième front de la guerre », dénonçant des manipulations systémiques. Il a toutefois reconnu que des erreurs surviennent inévitablement en temps de guerre, tout en soulignant qu’Israël ne cible jamais délibérément les civils.
Gaza : Démilitarisation totale
Concernant Gaza, Netanyahou a réitéré que le Hamas devait être démilitarisé et démantelé. « Nous ne permettrons plus jamais au Hamas de menacer Israël », a-t-il déclaré, affirmant sa volonté de changer la donne régionale de manière durable.




























Belles et bonne paroles d’un vrai chef d’état. Mais seulement des paroles.