Révélation dramatique au Liban : le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam (notre photo) ont commencé à constituer une délégation officielle de niveau ministériel pour des négociations directes avec Israël. Cette initiative bénéficie du soutien de la France et pourrait se dérouler parallèlement à un canal de dialogue israélo-syrien.
Selon une source diplomatique occidentale citée par la chaîne Al-Jadeed, le président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont entamé des démarches concrètes pour former une délégation libanaise officielle chargée de mener des négociations directes avec Israël. La délégation devrait inclure des ministres et non seulement des responsables militaires ou techniques, afin de donner aux discussions une légitimité politique contraignante.
D’après les informations publiées, le président français Emmanuel Macron agit en coordination étroite avec les grandes puissances, en premier lieu les États-Unis, afin de promouvoir l’idée de négociations directes. Macron considère l’initiative d’Aoun comme une avancée majeure et contribue à l’élaboration du cadre international qui pourrait parrainer ces pourparlers.
Des sources diplomatiques ont également indiqué qu’il est possible que les négociations proposées par le Liban se déroulent en parallèle à un dialogue direct entre Israël et la Syrie. L’objectif serait de créer une « solution régionale globale » d’arrangements sécuritaires destinés à assurer une stabilité durable aux frontières.
L’initiative du président Aoun repose sur quatre principes centraux :
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Un cessez-le-feu total sur tous les fronts (terre, air et mer).
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L’application complète de la résolution 1701 de l’ONU, incluant le désarmement du Hezbollah.
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Le renforcement de l’armée libanaise et l’affirmation de la souveraineté de l’État dans le sud du pays.
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Le passage à des négociations directes pour résoudre le conflit, accompagné d’une critique sévère des actions du Hezbollah, accusé d’avoir entraîné le Liban dans la guerre.
Alors que le gouvernement de Beyrouth se dit prêt à des discussions « dans n’importe quel format », l’initiative provoque une forte opposition du Hezbollah, qui la qualifie de « capitulation ».
Dans le même temps, Israël et les États-Unis suivent ces développements avec prudence et scepticisme, s’interrogeant sur la capacité réelle de mettre en œuvre ce plan sur le terrain.



























