Le procès contre Maduro n’est pas seulement un problème vénézuélien, c’est un maillon de la chaîne qui relie Caracas aux mollahs de Téhéran et à leurs supplétifs terroristes. Chaque pression, chaque sanction, chaque revers infligé à son régime affaiblit concrètement la capacité de l’Iran et du Hezbollah à frapper Israël et les démocraties occidentales. Faire tomber Maduro, c’est accélérer la chute de l’axe des mollahs en lui retirant une base arrière, des flux financiers et un relais géopolitique en Amérique latine.
Professeur Michael Ayache
Le combat contre Nicolás Maduro est bien plus qu’un dossier latino‑américain : c’est un domino stratégique dans la lutte globale contre l’axe des mollahs à Téhéran et ses supplétifs, dont Hezbollah, qui menacent directement Israël et le monde libre. En affaiblissant et, à terme, en faisant tomber ce régime chaviste‑maduriste, on coupe une base arrière essentielle à la projection iranienne en Amérique latine, à des réseaux liés au Hezbollah et à l’utilisation de la drogue comme arme politique et financière contre les démocraties occidentales.
Le Venezuela de Maduro sert de relais à un ensemble de puissances et d’acteurs hostiles : coopération étroite avec la République islamique d’Iran, accords opaques permettant de contourner les sanctions, facilitation de présences et d’opérations qui donnent aux mollahs une profondeur stratégique dans l’hémisphère occidental. Dans le même temps, le régime est imbriqué avec le narco‑trafic et des structures criminelles qui contribuent au financement d’organisations terroristes, notamment celles alignées sur l’Iran et engagées dans la guerre contre Israël et les intérêts occidentaux. Chaque recul de Maduro, chaque sanction ciblée, chaque affaiblissement de sa capacité à contrôler le territoire et les flux financiers, réduit concrètement la marge de manœuvre de Téhéran et de ses mandataires.
Décryptons la logique : le front est unifié. Le même bloc qui arme Hezbollah au Liban, finance des milices chiites, exporte l’idéologie islamiste agressive dans les réseaux d’extrême gauche et prône la destruction d’Israël, s’appuie sur des régimes comme celui de Maduro pour blanchir de l’argent, déplacer des ressources, installer des relais logistiques et frapper l’Occident par la drogue et la subversion. Faire tomber un tel régime, ou au minimum le neutraliser durablement, c’est faire tomber un domino clé dans la chaîne de soutien aux mollahs, affaiblir leur capacité à contourner l’isolement et accélérer le moment où leur système deviendra insoutenable, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Dans cette perspective, le dossier Maduro ne doit pas être traité comme un simple cas de corruption lointaine, mais comme un segment d’une stratégie globale : renforcer Israël et les démocraties occidentales en démantelant, pièce après pièce, les plates‑formes qui nourrissent et protègent le régime iranien. Chaque avancée judiciaire, diplomatique ou économique contre Caracas est un message à Téhéran : ses relais ne sont plus intouchables, et le temps joue désormais contre l’axe des mollahs.


























