Le rabbi de Kalov, par. Bechala’h : La valeur des récits de Tsadikim le Chabbath

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“Moché emporta en même temps les ossements de Yossef, car celui-ci avait formellement adjuré les enfants d’Israël, en disant : « D’ ne manquera pas de vous visiter et alors vous emporterez mes os de ce pays. » (Chemot 13,19)

A notre époque où les hommes ne doivent pas déployer d’efforts pour gagner leur vie comme autrefois, et la culture de la rue incite l’homme à rejeter tout joug et à ne faire aucun effort, le Yetser Hara’ tente de détourner l’homme de l’étude de la Tora et de la pratique des Mitsvoth, dans une situation ou une période de peine ou de difficulté, sous prétexte qu’il n’est pas capable de déployer tant d’efforts.

Nous sommes donc tenus de décrire à nos enfants la conduite de nos grands-parents qui, depuis plus de 3000 ans, et au fil des époques, depuis Avraham Avinou, ont fait preuve d’abnégation pour la pratique de la Tora et des Mitsvoth dans toutes les situations.

Les hommes simples des générations précédentes qui avaient été contraints de peiner toute la journée pour gagner leur vie, allaient chaque jour à la synagogue pour prier chaque prière avec l’assemblée, et écouter le Kaddich, la Kedoucha et répondre Amen, sachant que par toutes ces actions, ils procuraient une grande satisfaction à Hachem Qui leur assure leur subsistance.

Ils réservèrent des moments pour la Tora même dans les périodes les plus ardues, et comme me l’a raconté un jour un Juif simple de Russie, qui vivait à une époque où les Communistes contraignaient les Juifs à travailler chaque jour depuis 5 heures du matin, et il était dangereux d’arriver en retard : de ce fait, ils se levaient à 3 heures afin de pouvoir prier et étudier au préalable.

De grands Maîtres juifs ont étudié la Tora et composé des livres célèbres tout en vivant de grandes souffrances. Un grand nombre d’entre eux vivaient dans une grande étroitesse, comme mon vénérable ancêtre, le rabbi de Kamarna zatsal, qui, dans sa jeunesse, n’avait pas de bois de chauffage pendant tout l’hiver, et avait à peine de quoi se nourrir. De même, j’ai entendu de l’Admour de Klausenbourg zatsal que mon ancêtre, auteur du Bené Yissakhar zatsal, vivait dans une maison où la pluie s’infiltrait par le toit.

Même à des lieux et des époques où on ne trouvait pas de Chofar ou d’Etrog, les Juifs s’efforçaient de déployer toutes sortes d’efforts afin de pouvoir pratiquer les Mitsvoth ; ils réussirent ainsi à accomplir les Mitsvoth dans des conditions extrêmement difficiles, comme les marranes d’Espagne, les cantonistes en Russie et même les prisonniers à Auschwitz.

A ce sujet, rabbi Israël de Rouzyne zatsal dit : “Avant la venue du Machia’h, la Yiddishkeit sera fragile. Pour y remédier, il est conseillé de se rassembler chaque Chabbath Kodèch et d’évoquer les Tsadikim et leurs bonnes actions, car par cette conduite, ils pourront se renforcer.”

En particulier, quiconque est attablé aux repas du Chabbath avec ses enfants doit savoir que c’est le moment idéal pour éduquer ses enfants à la Tora et à la crainte du Ciel, car lorsqu’on prend ensemble des repas le jour du repos, sans être importuné par le téléphone et autres activités profanes, l’esprit est plus libre et on rapproche les personnes présentes.

Le moment des repas du Chabbath est particulièrement propice à renforcer la émouna et à se rapprocher de Hachem. Nos Sages (Chabbath 118a) affirment que quiconque consomme trois repas le Chabbath échappe à la guerre de Gog et Magog. Mon ancêtre, rabbi Yits’hak Eizik de Kamarna, que son mérite nous protège, affirme que la guerre spirituelle qui aura lieu avant la venue du Machia’h, alors que s’abat sur le monde un déluge d’hérésie, grâce aux repas du Chabbath, l’homme méritera de ne pas s’affaiblir en Emouna et en confiance en D’ toute sa vie.

De ce fait, il faut veiller à ne pas manquer d’occasion précieuse lorsqu’on participe aux repas du Chabbath, et exploiter ce temps pour rapprocher les Juifs de Hachem, au travers de récits de Juifs qui servirent D’ avec abnégation, en faisant leur éloge. Cela contribuera à introduire dans le cœur des enfants le désir de suivre leurs traces.

L’un des premiers Juifs qui servit d’exemple de la pratique des Mitsvoth dans des conditions difficiles a été Yossef Hatsadik…

Nous découvrons ainsi dans la Guemara (Yoma 35b) que si une personne répond au tribunal céleste qu’elle n’a pas veillé au respect de la Tora et des Mitsvoth en raison de la difficulté des épreuves qu’elle a vécue, alors on lui répondra qu’elle n’a pas vécu d’épreuves comme celles de Yossef Hatsadik, et elle aurait dû s’inspirer de l’exemple de Yossef qui a prouvé que l’on pouvait surmonter toute épreuve.

Yossef Hatsadik dit alors : “D’ ne manquera pas de vous visiter et alors vous emporterez mes os de ce pays”…

Kol Touv !

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