Média – Akiva Bigman – Illustration : Aroutz 12, vendredi
Il est bon et approprié de poser des questions sur la stratégie de la guerre, mais les médias sont principalement occupés à se plaindre et à se focaliser sur « Bibi » (Netanyahou).
Une déconnexion médiatique le Chabbat
L’auteur commence par décrire son expérience particulière, en tant que Juif pratiquant, d’écouter la radio pendant le Chabbath en période de guerre (dans le cadre de ses fonctions de sécurité). Il note que le Chabbaht, en l’absence d’auditeurs et d’animateurs religieux ou traditionalistes, la radio devient une « autre planète », reflétant l’univers parallèle dont rêve la gauche.
Petites questions face aux enjeux historiques
Pendant que les citoyens s’inquiètent des questions existentielles — vaincre le régime des Ayatollahs, l’issue de la campagne contre le Hezbollah, la coopération avec l’armée de l’air américaine — les médias, selon Bigman, se concentrent sur des sujets dérisoires :
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Les difficultés des Israéliens bloqués à Dubaï faute de vols de retour.
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Les critiques sur les déclarations passées du Premier ministre concernant la victoire.
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Des reportages sur la vie nocturne à Tel-Aviv, les bars de Florentine et des recettes de cocktails, entrecoupés par les listes d’alertes à la roquette.
Critique des réseaux sociaux et de la presse
L’auteur fustige le comportement sur les réseaux sociaux (X/Twitter), qu’il qualifie de « garderie » :
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Plaintes incessantes : Lamentations sur l’interruption de la routine dans le centre du pays malgré les alertes répétées.
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Obsession pour Netanyahou : Une focalisation « hystérique » sur chaque geste ou parole du Premier ministre, de sa femme ou de ses enfants, au détriment d’une analyse de fond.
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Manque de réalisme : Des débats prématurés sur la « fin de la guerre » ou « le jour d’après », alors que la réalité des combats impose une tout autre temporalité.
Le décalage entre le peuple et ses élites médiatiques
Bigman reproche aux analystes de ne pas saisir la grandeur historique du moment. Au lieu d’expliquer les enjeux stratégiques, les médias serviraient, selon lui, un mélange de communiqués de l’armée de l’air et de rhétorique anti-gouvernementale (« Kaplanisme ») déguisée en analyse.
Sa conclusion est sans appel :
« Le public est plus intelligent et plus responsable que ses médias. Les gens comprennent que parfois, il n’y a pas d’autre choix que de se battre et qu’il y a ici une opportunité historique de finir le travail. […] Contrairement à l’image condescendante qu’on en donne, le public est plus mature que ses médias. Nous avons un peuple solide, qui rugit comme un lion. On l’entend fort et clair, par-dessus tous les gémissements et les pleurs. »






























