Les États-Unis ont tenté d’ouvrir un canal de discussion – Téhéran refuse de coopérer

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Rapport : Washington a proposé l’ouverture de négociations via des médiateurs. À Téhéran, on affirme que la proposition est « hors de propos ». En Israël, on redoute des concessions américaines.

JDN – David Feuchtwanger 

Les États-Unis ont transmis ces derniers jours une proposition à l’Iran visant à réduire les tensions et à ouvrir des négociations, mais Téhéran a rejeté l’initiative, précisant qu’il n’avait pas l’intention d’entamer des discussions à ce stade.

Selon une source iranienne citée par Reuters, la proposition a été transmise par l’intermédiaire de pays médiateurs, notamment le Pakistan et la Turquie, et l’éventualité d’une rencontre entre les deux parties sur leur sol a même été envisagée. Toutefois, des responsables officiels en Iran ont qualifié cette offre de « non pertinente » pour la période actuelle.

Parallèlement, les médias iraniens ont diffusé un message selon lequel l’Iran n’acceptera de mettre fin aux combats qu’aux conditions qu’il aura lui-même fixées, soulignant qu’il ne permettra pas aux États-Unis de dicter le rythme ou les modalités de la fin des hostilités.

Vigilance en Israël

Israël suit de près l’évolution de la situation. Selon des membres du cabinet, la proposition américaine inclut des exigences de grande envergure, notamment :

  • L’arrêt de l’enrichissement de l’uranium.

  • La réduction du programme balistique.

  • L’arrêt du financement des organisations armées dans la région.

Cependant, au sein de l’appareil sécuritaire israélien, on exprime des doutes sur la probabilité que l’Iran accepte ces conditions. On avertit qu’il ne s’agit que d’un point de départ pour des négociations qui pourraient, à terme, inclure des concessions de la part de Washington. Israël insiste sur le fait que, dans tout accord futur, le droit d’agir militairement contre les menaces devra être préservé.

Pour l’heure, le fossé entre les déclarations américaines sur les progrès diplomatiques et le rejet iranien reste profond — et la tension entre les deux parties persiste sans changement.

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