Les Grands rabbins ont tranché : mariages autorisés pendant le compte de l’Omer

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Illustration photo of a Jewish wedding Hupa in front of the Mediterranean Sea in Central Jerusalem. January 11, 2018. Photo by Mendy Hechtman/Flash90 *** Local Caption *** àéìåñèøöéä çúåðä éäåãéú éäãåú çåôä éí çåó ù÷éòä ðåó è÷ñ

Face à la réalité sécuritaire complexe, les Grands rabbins d’Israël ont publié une décision halakhique spéciale concernant la célébration des mariages.

Emess – Nati Kalish 

Priorité à l’édification du foyer juif

Au vu de la situation sécuritaire et de son impact direct sur les couples sur le point de s’unir, le Rishon LeZion, le rav David Yosef, et le président du Conseil du Grand Rabbinat, le rav Kalman Meir Ber, ont publié une directive religieuse exceptionnelle.

Les Grands Rabbins soulignent d’abord que l’édification d’un foyer juif en temps voulu est une valeur suprême. Selon leur décision :

  • Respect de la date initiale : Dans tous les cas où le mariage peut avoir lieu à la date prévue selon les directives du Commandement du Front Intérieur, il faut éviter autant que possible de le reporter.

  • Format réduit : Même si les restrictions imposent de réduire le nombre d’invités par rapport aux plans initiaux, il convient de ne pas retarder l’union pour cette raison.

Une mesure d’exception (« horath cha’a »)

Toutefois, pour les couples ayant été contraints de reporter leur jour de joie en raison d’un cas de force majeure lié à la sécurité (onès), les Grands rabbins instaurent une mesure d’exception pour cette année :

  • Extension des dates : Il sera possible de célébrer des mariages jusqu’au premier jour du mois d’Iyar inclus (Roch ‘Hodesh Iyar).

  • Application universelle : Cette autorisation s’applique aussi bien aux communautés sefarades qu’ashkenazes, avec un accent particulier pour les couples n’ayant pas encore accompli la mitsva de procréation (pirya verivya).

Limites et conditions

Malgré cet assouplissement significatif, les Grands rabbins apportent des précisions importantes :

  1. Absence de précédent permanent : Il ne s’agit pas d’un changement définitif de la coutume. En temps normal, la tradition reste inchangée.

  2. Interdiction du samedi soir : Ils insistent sur le fait qu’il est formellement interdit d’organiser des mariages le samedi soir (motzaé Chabbath), afin d’éviter tout risque de profanation du Chabbat (préparatifs, déplacements).


Extraits des commentaires de lecteurs :

  • L. : « C’est très étrange qu’ils aient dit cela, car si on commence avec de telles autorisations, cela finira par être fait chaque année. Il faut se marier à la date prévue et ne pas reporter au mois de l’Omer. »

  • Yossi : « À l’étranger, les Ashkenazes se marient déjà a priori jusqu’à Roch ‘Hodech Iyar, ce n’est donc pas du tout farfelu, c’est aussi ce qui ressort du Michna Beroura. »

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