L’état des lieux des crimes et des massacres du régime des ayatollahs en Iran

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Le massacre d’au moins 12 000 Iraniens en deux nuits n’est pas un accident de l’Histoire, mais le résultat direct de décisions prises au sommet de l’État par le Guide suprême, le Conseil suprême de sécurité nationale et l’ensemble de l’appareil gouvernemental chargé de la répression. C’est le gouvernement iranien lui‑même – dans sa configuration théocratique actuelle – qui porte la responsabilité politique, juridique et morale de cette tuerie planifiée.
Ce pouvoir n’a pas « perdu le contrôle », il a sciemment choisi la mort de milliers de citoyens pour conserver son contrôle sur la société. Les ordres ont été donnés, validés, coordonnés : le CGRI, le Basij, les services de renseignement et les milices alliées n’agissent pas en électrons libres, mais comme les bras armés d’un État qui a institutionnalisé la violence contre sa propre population.
En décidant de couper l’internet, de saisir les paraboles, de museler les médias et de terroriser les familles des victimes, le gouvernement iranien a organisé non seulement le massacre, mais aussi son effacement. Cette stratégie de black‑out ne peut être comprise que comme une volonté délibérée des autorités de dissimuler un crime d’État de très grande ampleur, ce qui aggrave encore leur culpabilité.
Chaque mort, chaque blessé, chaque disparu de ces nuits du 8 et du 9 janvier remonte jusqu’aux bureaux où les dirigeants de la République islamique ont signé, discuté et entériné l’emploi des balles réelles contre des manifestants majoritairement jeunes et désarmés. La chaîne de commandement est verticale et claire : du Guide et des chefs des trois pouvoirs jusqu’aux forces sur le terrain, c’est la structure même du gouvernement qui est impliquée dans ce crime collectif.
Insister sur cette responsabilité centrale du gouvernement iranien, c’est refuser la narration mensongère d’« affrontements » ou de « terroristes » et nommer les choses comme elles sont : un État qui a tourné ses armes contre son peuple, et des dirigeants qui devront répondre, un jour, devant le droit international, des milliers de vies fauchées en deux nuits (si le droit international est encore une réalité…).

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