Lorsqu’on analyse les événements actuels, tout observateur pourra comprendre que Hachem dévoile la faiblesse de tous les orgueilleux sûrs de la force de leur poignet, tout comme Il avait montré lors de la période de la sortie d’Égypte l’impuissance des Égyptiens sûrs de leur propre force.
Tout ceci est orchestré dans le Ciel à notre époque avant la venue du Machia’h, car afin que le peuple juif mérite la Gueoula, il doit se renforcer en plaçant exclusivement sa confiance en Hachem.
Le rabbi et auteur du Ohev Israël d’Apta zatsal explique que, dans le deuxième chapitre du Livre de Yechayahou, le prophète décrit dans la période de Ikveta Demechi’ha, la période précédant la venue du Machia’h : on verra que Hachem est Celui qui maîtrise tous les biens, les armes, etc., et non ceux qui se vantent à ce sujet. Le prophète conclut par ces termes : « D’ seul sera grand » : ils devront se renforcer en Émouna et confiance en D’, et grâce à cela, ils mériteront la Gueoula.
Nous découvrons également dans les propos de nos Sages à la fin du traité de Sota, à propos de la période des « talons du Machia’h », ils répètent plusieurs fois : « Sur qui pouvons-nous nous appuyer ? Sur notre Père au Ciel » : notre rôle principal en cette période consiste à nous appuyer uniquement sur Hachem et à retenir qu’on ne doit pas compter sur la force de notre poignet.
Il est donc préconisé surtout de nous rapprocher de Hachem en nous renforçant dans la pratique des Mitsvoht, en priant et suppliant D’, comme l’a expliqué notre maître, ‘abbi ‘Haïm Vital, que son mérite nous protège, dans son ouvrage ‘Ets Hada’at Tov (chap. 24) : à la fin des temps règnera un exil des plus difficiles où nous serons soumis à la coupe des descendants de Yichmaël ; seules les prières et les suppliques adressées à Hachem pourront nous sauver.
À ce sujet, le roi David, que la paix soit sur lui, affirme dans les Tehilim (20,8-9) : « Que les uns se fient aux chars, les autres aux chevaux, nous nous réclamons, nous, du nom de l’Éternel, notre D’. Ceux-là plient et tombent, et nous demeurons debout, pleins de force. » Les peuples idolâtres se sont fiés à la puissance des chevaux de guerre qui étaient alors considérés comme les armes les plus sophistiquées de l’époque, mais les enfants d’Israël se sont toujours souvenus du Nom de Hachem, grâce à leur foi solide, et ainsi, leurs ennemis sont tombés devant eux.
De ce fait, il est louable pour chaque Juif de s’habituer, lorsqu’il parle des événements liés à l’actualité ou à d’autres sujets personnels, de mentionner constamment le Nom du Ciel, en disant, par exemple : Im yirtsé Hachem, si D’ veut, Hachem ya’azor, Beezrat Hachem, avec l’aide de D’, etc. Lorsque l’homme a l’habitude d’utiliser ce langage, il entraîne ses auditeurs à se souvenir et à consolider leur foi dans la Providence du Créateur, et, par ce mérite, ils verront la chute des ennemis d’Israël et bénéficieront de bénédictions.
Hachem a enseigné le principe suivant aux enfants d’Israël au moment de la sortie d’Égypte : l’Égypte était alors un immense empire avec des magiciens et des médecins, et d’immenses bâtiments qui, jusqu’à aujourd’hui, suscitent l’admiration, et ils possédaient les chevaux les plus puissants.
Lorsque les Juifs étaient asservis en Égypte, en dehors de l’esclavage matériel, la conscience juive était également exilée : en effet, d’après la vision égyptienne, il était possible de se jouer de Hachem, comme ils l’affirmèrent : « Ingénions-nous contre lui » : il semblait qu’ils avaient réussi, par leur mensonge et leur ruse, à attirer les Bené Israël à travailler et à devenir esclaves, et à les surveiller par la force de leur poignet pour éviter qu’ils ne s’enfuient.
Ainsi, Hachem orchestra les choses de sorte que les Égyptiens ne libèrent pas les enfants d’Israël de leur propre gré, par des voies naturelles, à l’instar du miracle de Pourim qui s’était manifesté de manière naturelle. Ils avaient certes quitté l’esclavage égyptien matériel, mais ils restaient néanmoins esclaves dans leur conscience, en attribuant tout aux forces et volontés humaines.
Afin d’extirper les enfants d’Israël de l’impureté égyptienne, Hachem leur prescrivit de réaliser une Mitsva qui allait à l’encontre de la logique : abattre pour le Korban (sacrifice) de Pessa’h un agneau, divinité adorée par les Égyptiens. Ils se mettaient ainsi en danger d’être mis à mort par ces derniers, pour avoir méprisé leur foi. Hachem leur donna cette épreuve et communiqua aux Bené Israël : « Je te donne une Mitsva, et nous verrons si tu perds ou tu gagnes de celle-ci. »
Lorsque les Bené Israël se renforcèrent et accomplirent cette Mitsva, ils constatèrent que pas un Égyptien ne pouvait tuer de Juif, allant ainsi à l’encontre de la volonté divine. Ainsi, l’exil de la conscience de la culture égyptienne fut aboli, eux qui pensaient asservir les Juifs par eux-mêmes, grâce à la domination puissante qu’ils exerçaient.
Ainsi, ils méritèrent que Hachem, loué soit-Il, les fasse sortir d’Égypte avec de grands biens, contre la volonté des Égyptiens, et ils se renforcèrent encore plus dans leur foi en Hachem. Ils méritèrent aussi que Hachem leur révèle, pendant l’ouverture de la mer des Joncs, la noyade des Égyptiens avec leurs puissants chevaux.
C’est alors que les Bené Israël entonnèrent le cantique de la mer (Chemoth 15,1) : « Chantons l’Éternel, Il est souverainement grand ; coursier et cavalier, Il les a lancés dans la mer. » Cela a constitué le cœur de la sortie d’Égypte, d’abandonner la mentalité de « la force de mon poignet » pour embrasser la foi en Hachem et prendre conscience que tout émane de Lui.
Au moment où les Bené Israël s’apprêtèrent à recevoir la Tora, on craignait que certains avancent l’argument fréquent répété par les laïcs : « La Mitsva ne m’apporte rien, elle m’engendre uniquement une perte financière. Le respect du Chabbath m’empêche de gagner ma vie, la cacherouth m’empêche de profiter de divers aliments, la prière avec l’assemblée et l’étude de la Tora me font perdre du temps. Pourquoi investir des efforts et être perdant ?! »
Or, Hachem, loué soit-Il, voulait nous communiquer ceci : « C’est le contraire ! Un homme qui se renforce dans le respect des Mitsvoth ne fait que gagner ! Respecte les Mitsvoth et tu obtiendras de la richesse et des honneurs !»
Ainsi, lors du don de la Tora au mont Sinaï, Hachem proclama : « Je suis l’Éternel ton D’ qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte » : par le mérite de la pratique des Mitsvoth, à l’encontre de la nature, Je t’ai fait sortir également de la maison d’esclavage. » Autrement dit, tu n’es plus resté asservi à la pensée culturelle égyptienne.
C’est pourquoi Il enchaîne naturellement : «Tu n’auras point d’autres dieux » : place uniquement ta confiance en Hachem, loué soit-Il. Ainsi, apprends aussi à : « te souvenir du jour du saint Chabbath », et ainsi, à observer toutes les Mitsvoth, qui n’entraîneront jamais de perte pour toi, car J’accorde des forces au-delà de la nature. Et par le mérite de la pratique des commandements de la Tora, Je continuerai à vous octroyer la richesse, la grandeur et les honneurs.
Tout ceci est également un enseignement adressé à ceux qui, à notre époque, placent leur confiance dans des philanthropes, des hommes qui ne sont pas aptes à apporter le salut. Ils aspirent à imiter la culture occidentale laïque de ceux qui comptent sur leur force et se vantent de leur richesse. On voit vraiment que : « Le coursier est d’un vain secours pour triompher, et sa grande vigueur n’assure pas le salut » : l’étude de la Tora et la pratique des Mitsvoth est la seule solution pour réussir à tous points de vue, car seul Hachem détient la clé de la délivrance.
‘Hag saméa’h et Chabbath chalom !



























