Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a décidé d’attaquer l’ensemble du Moyen-Orient, laissant son pays isolé. Le journal saoudien Arab News tourne en dérision ses menaces, affirmant que Larijani est totalement déconnecté de la réalité.
Ma’ariv – Eli Leon
Une rhétorique jugée « absurde »
Le célèbre adage dit : « Il vaut mieux se taire et passer pour un fou que de parler et d’enlever tout doute ». Dans un éditorial cinglant publié par le journal saoudien Arab News, il est écrit que ce proverbe s’applique parfaitement à Ali Larijani.
Larijani a récemment menacé sur le réseau X que son pays frapperait les bases des pays de la région utilisées par les États-Unis. Le journal se moque de cette menace, affirmant que Larijani est si déconnecté qu’il confond les hôtels de luxe de Dubaï — où il n’y a aucune base américaine — avec des cibles militaires.
La perte de tout soutien régional
La riposte aveugle de Téhéran aux frappes israélo-américaines du week-end a fait perdre à l’Iran toute sympathie dans la région.
-
Le cas d’Oman : Même Oman, ami proche qui tentait jusqu’à récemment de servir de médiateur pour épargner à l’Iran un coup fatal, s’est retrouvé sous le feu iranien. Arab News souligne qu’il n’y a aucune présence militaire américaine à Oman et que cette attaque sabote les efforts de médiation mondiaux.
-
Le cas de l’Arabie saoudite : Téhéran ignore le fait que Riyad a respecté les accords de Pékin de 2023 en refusant l’usage de son espace aérien pour attaquer l’Iran. Le journal rappelle qu’il n’y a pas de bases américaines en Arabie saoudite. Par conséquent, la déclaration du ministère saoudien des Affaires étrangères affirmant que le Royaume se réserve le droit de protéger ses citoyens et de répondre à l’agression résonne fortement dans tout le Golfe.
Une critique croisée : l’Iran et Israël renvoyés dos à dos
Tout en désignant l’Iran comme la « principale source de danger pour la région », l’article s’interroge sur le timing de l’attaque américaine alors qu’Oman espérait une percée diplomatique.
Le journal ne ménage pas non plus ses critiques envers Israël et le gouvernement Netanyahou, affirmant qu’Israël prouve « fois après fois qu’il n’a aucun problème à embraser la région », tandis que Netanyahou tenterait d’échapper à ses responsabilités concernant l’échec du 7 octobre et ses accusations de corruption.
Conclusion : le « but contre son camp » de Téhéran
Pour conclure, le journal précise que cette guerre ne sert pas les intérêts de l’Arabie saoudite ou du Golfe, qui privilégient un modèle de prospérité et de croissance. Cependant, l’agression iranienne est décrite comme un véritable « but contre son camp », isolant Téhéran à un moment critique et poussant les États du Golfe à prendre toutes les mesures nécessaires pour se défendre contre une hostilité non provoquée.



























