Londres : le niveau d’alerte terroriste relevé, la police sollicite plus de moyens pour lutter contre les actes antisémites
Le Premier ministre Keir Starmer envisage de restreindre certaines manifestations pro-palestiniennes et anti-israéliennes
Cette alerte intervient dans un contexte particulièrement tendu, quelques jours après une attaque au couteau à Golders Green, quartier à forte population juive du nord de Londres. L’agresseur présumé, Essa Suleiman, a été inculpé de tentative de meurtre.
Mais au-delà de cet incident, les services de sécurité soulignent une menace plus large. Un autre dossier, révélé récemment, illustre cette dynamique : Abdullah Sabah al-Badri a été reconnu coupable d’avoir préparé un attentat contre l’ambassade d’Israël à Londres. Armé de deux couteaux, il avait tenté de pénétrer dans l’enceinte diplomatique le 28 avril, avant d’être neutralisé par des agents armés.
L’enquête a mis en évidence une planification minutieuse et un mobile idéologique. Le suspect, arrivé clandestinement au Royaume-Uni peu avant les faits, était en possession d’une lettre d’adieu et avait effectué des recherches en ligne liées au « martyre ».
Dans ce climat, Mark Rowley a sollicité des moyens supplémentaires pour renforcer la sécurité, notamment le déploiement de 300 policiers additionnels, dont certains armés, dans les zones sensibles. L’objectif : instaurer une présence visible et dissuasive autour des institutions et quartiers ciblés.
Le niveau d’alerte terroriste au Royaume-Uni a été relevé à « grave », traduisant une probabilité élevée d’attaque.
Sur le plan politique, la pression s’accentue sur le gouvernement. Le Premier ministre Keir Starmer envisage de restreindre certaines manifestations pro-palestiniennes et anti-israéliennes, en particulier lorsque des slogans jugés incitatifs à la violence y sont entendus. Tout en défendant la liberté de manifester, il estime que certaines limites doivent être fixées.
« Il existe des cas où des mesures plus fermes sont nécessaires », a-t-il déclaré, évoquant la possibilité d’interdire certains rassemblements.
Depuis le début de la guerre à Gaza en 2023, ces mobilisations sont devenues fréquentes au Royaume-Uni. Plusieurs voix dénoncent un climat délétère, alimenté par des discours perçus hostiles envers les Juifs.

























