AUTOUR DE LA TABLE DE CHABBATH n° 534 TAZRIA-METSORA » (suite de Pessa’h)
LéYlouï Nichmat du jeune Avrekh : Biniamin Yedidiah Ra’hamim ben Elichéva תנצ« בה
Louez et célébrez Hachem !!
Nous sommes encore un peu humides de la traversé de la Mer Rouge de Mercredi dernier donc cette semaine j’ai décidé de continuer sur la même lancée.
Lors de la grande traversée, les Egyptiens étaient derrière nous (avec leurs missiles de courtes portées tandis que les Nuées de Gloires les interceptaient) tandis que nous avancions dans la Mer en furie.
Rabénou Bé’haïé (au début de la paracha Bechala’h) enseigne un beau ‘Hidouch, preuve à l’appui : il explique que les eaux ne se sont pas fendues en en un instant devant le peuple (comme dans le film) mais que pas à pas du peuple, la mer s’est ouverte progressivement. Chaque avancée avait besoin de sa dose de Emouna à savoir si la mer allait s’ouvrir ou non, et grâce à cette abnégation le Clall Israël a eu droit à son prodige. Pareillement pour nous, dans notre vie parfois tumultueuse nous aurons droit à notre miracle en fonction de notre Emouna (foi) et notre confiance en Hachem.
Il existe un Midrach connu au sujet de ce passage. Lorsque les Egyptiens se sont engouffrés dans la Mer et que le dernier des Hébreux soit sorti à terre ferme, les eaux se sont abattues sur la troupe de Pharaon sans aucune pitié et causa leur mort. En voyant cela, les Anges du Service Divin ont voulu faire un chant (Chira) à Hachem : enfin le peuple, d’anciens esclaves, prend sa liberté de ses geôliers iraniens… pardon égyptiens ! La réponse de Hachem est étonnante : La création de mes Mains se noie dans la mer et vous tenez à faire une Chira ??! » C’est-à-dire que Hachem n’a pas entériné ses Créatures Célestes à faire une louange au moment où les Egyptiens périssaient dans l’eau.
Ce Midrach est saisissant car les Egyptiens ne sont pas connu comme de grands Tsadikim… : ils oppressaient injustement le Clall Israël depuis 210 ans… Et pourtant Hachem refuse ce chant d’allégresse ! Nous apprenons donc que Hachem n’aime pas la mort du mécréant mais attend son repentir. Or il y a lieu de réfléchir car il existe un verset de Michelé (du roi Chelomo) : « Lorsque les mécréants se perdent (meurt), c’est l’allégresse ! » De plus, tout de suite après ce passage les Bené Israël ont fait la Chira : « Az Yachir Moché ouBené Israël… » dans laquelle nous mentionnons avec moult détails la mort des bourreaux dans le détroit d’Ormuz… non, à la Mer des Joncs.
Le ‘Hida répond à cette contradiction d’une manière simple et claire. L’interdit de faire des louanges à Hachem c’est précisément au moment où les Rechaim sont jugés et punis, cependant après coup, la joie et l’allégresse des Tsadikim peut (et doit) s’exprimer.
Le Sefer Yechou’oth Malko donne l’image d’une opération chirurgicale. Lorsque le praticien enlève la gangrène du corps c’est un moment très délicat et ce n’est pas le moment de se réjouir. C’est seulement lorsque l’opération a réussi que le malade et la famille peuvent exprimer leur joie. Pareillement lorsque l’Attribut de justice s’exerce sur terre contre les Réchaims ce n’est pas le moment de montrer notre joie car nous sommes aussi sur la sellette.
D’après ce développement nous avons un nouvel éclairage sur une des lois de Pessa’h. Durant les jours de ‘Hol Hamo’éd (demi fête) ainsi que le dernier jour nous n’avons pas dit le grand Hallel (comme pour les autres fêtes) seulement nous avons lu un demi-Hallel (nous avons oblitéré certains passages). L’explication de cette différence provient de ce même Midrach (« comment faire le Hallel lorsque Mes créatures se noient… » c’est la raison pour laquelle nous raccourcirons le Hallel à Pessa’h). Il existe une seconde raison : durant Pessa’h les sacrifices offerts au Beth Hamikdach étaient tous identiques donc il n’y a pas de raison de faire un grand Hallel chaque jour.
Suivant l’explication du ‘Hida (que c’est précisément lorsque les Rechaim sont punis qu’il ne convient pas de faire une louange) nous sommes obligés de conclure que lorsque nous chantons le Hallel nous revivons le passage de la traversée, in live !! C’est vrai qu’en ce début d’avril 2026 nous n’avons pas de colonnes d’eau à notre droite ni à notre gauche mais ce n’est pas grave : les jours de la Sortie d’Egypte sont gravés dans le calendrier hébraïque pour toujours. Puisque le 22 Nissan d’il y a 3400 ans nous avons traversé la mer à pieds secs alors d’année en année à pareille date nous traversons à nouveau la Mer (du moins au niveau spirituel). Forcement on ne pourra pas faire le grand Hallel le même jour où nos ennemis sont frappés.
La chose mérite réflexion mais je pense qu’on retire une autre leçon, c’est que lorsque Hachem nous fait des miracles il faut, au moins après coup, Le Louer et Le glorifier. Être juif signifie reconnaitre tous nos bienfaits.
D’après cela il convient à nouveau de remercier Hachem pour tous les miracles qu’Il Nous prodigue en Terre sainte. Tous ces miracles sensationnels nous accompagnent jour après jour depuis plus d’un mois et demi grâce aux mérites des Avrékhim et Bahouré Yechiva et de tous ceux qui fixent une étude de la Tora. Il y a de cela trois semaines le chef d’Etat-major américain (et ce n’est pas un rigolo) a tenu ces paroles : « D’après le nombre de missiles envoyé sur un tout petit pays comme Israël, le pays aurait dû être rasé à moitié… Ce qui se passe tient d’un grand miracle ! » Donc si Mac Douglas (dans les films c’est comme cela qu’on nomme tous les généraux du drapeau avec pleins d’étoiles) tient de tels propos à plus forte raison que la communauté juive dans son ensemble (incluant les éternels sceptiques, les gauchistes et anarchistes, j’espère que mes lecteurs ne font pas partie de ces derniers Mohicans en voie de disparition) doivent louer et célébrer Hachem pour Ses bienfaits (c’est vrai que c’est une redite dans votre feuillet préféré, mais les bonnes choses se répètent d’ailleurs mon ami Yacov Hassoun chyihié bari de Raanana me rapportait justement que le Ministre de l’éducation du Congo-Belge disait que la plus grande des sciences c’est la répétition..) et que toutes ces âmes égarées commencent à réfléchir sérieusement sur la vraie raison que 95% des missiles iraniens ne provoquent pas de dégât : est-ce dû au génie de la High Tech israélienne de Tel-Aviv/Hertselia (Hafour Bé) ou de la Main miséricordieuse et longanime du Ribono chel Olam, qu’en pensez-vous mes chers lecteurs ?
Sippour
A propos du langage
L’histoire véridique que je vous propose cette semaine a été rapportée dans le journal orthodoxe Yéted Nééman qui parait quotidiennement en Terre sainte et dans « Tov LeHassot » qui illustre bien ce phénomène. Au lieu de rouspéter et de dire : « C’est vraiment injuste notre « héros » a réfléchi sur les causes de son malheur et il en a tiré les conclusions adéquates.
Il s’agit d’un homme engagé de la communauté en Terre sainte : « Moshé ». Moshé est professeur dans un établissement Talmud Tora orthodoxe depuis une quinzaine d’années. Comme vous le savez, le travail dans l’enseignement nécessite beaucoup de patience et aussi d’une voix qui porte bien afin de faire régner le calme et de donner des cours audibles aux élèves. Moshé est, béni par Hachem. Il est doté d’un très bon coffre et sa voix est très appréciée. Il est même sollicité par sa communauté pour être le ‘Hazan de la synagogue. Seulement à cause de son travail, périodiquement Moshé avait sa voix prise. Pour remédier à cela, il faisait toujours attention de ne pas trop forcer et évitait au maximum, de monter en décibel dans la classe. Or, voici qu’il y a une douzaine d’années, notre Rébé se lève de bon matin et voilà qu’il n’arrive pas à faire sortir un seul son de sa bouche. C’était comme si son timbre de voix l’avait abandonné durant la nuit. Moshé essaya toute sorte de remèdes (tels que des jus de citrons chauds pour les connaisseurs…) quelques cachets… rien n’y faisait. Le son restait étouffé. Tous les cours du matin, il les passait à crier du mieux qu’il pouvait afin que ses élèves le suivent. C’était particulièrement pénible. Les symptômes perduraient (entre temps il s’était procuré un petit haut-parleur pour l’aider) et cela lui procurait une grande souffrance. De plus, s’approchaient les jours de Roch Hachana et de Kippour, et il était chantre de la communauté. Quelques jours avant Roch Hachana il prit rendez-vous chez un spécialiste qui examina attentivement sa gorge. Il fit pénétrer une minuscule caméra qui décela deux boutons dans sa gorge qui empêchaient les vibrations des cordes vocales. Le spécialiste donna son verdict : « Ces boutons empêchent le fonctionnement normal des cordes, il n’y a pas d’autres choix que d’opérer, et il faut que tu saches qu’il existe une forte probabilité que tu ne retrouves pas ta voix telle que tu l’as connue. De plus, même si l’opération réussit, il restera des nuisances impossibles à guérir, mais tu es obligé de te faire opérer. Avant cela, tu dois t’exercer à parler correctement… ». Moshé sortit, complètement brisé de son rendez-vous. On n’était juste quelques jours avant Roch Hachana et cette année il savait qu’il ne pourrait pas être ‘Hazan. C’était un véritable calvaire. Il était dépité puis, il s’est déroulé une chose intéressante. Une fois, lorsqu’il sortit de la synagogue il trouva un bulletin déposé sur une table. C’était le « Moré Mikdah » un périodique qui développe les sujets liés avec la synagogue et en particulier la crainte que l’on doit y avoir. Moshé lit dans ce bulletin un texte écrit par l’Admor de Belz qui exhortait la communauté à faire attention de ne pas parler pendant la Tefila depuis le début jusqu’à la fin. Moshé réfléchit un instant sur sa nouvelle situation, et se dit qu’il avait trouvé en cela les exercices à faire : ne plus du tout parler dans la synagogue depuis le début de la prière, et il fit une courte prière : « Maître du Monde, je prends sur moi de ne plus du tout parler depuis le début jusqu’à la fin de l’office. Je veux que ce vœu soit mon remède afin de retrouver ma voix. Depuis ce jour je ferai attention de ne pas dire un seul mot superflu en dehors de la Tefila« .
Effectivement l’engagement de Moshé sera tenu, durant toutes les fêtes et les Chabbatoth, Moshé n’ouvrit pas une seule fois la bouche pour une quelconque demande, bonjour, bavardage etc… Trois semaines passèrent depuis le premier rendez-vous, et Moshé ne sentait plus sa gorge aussi douloureuse. Il prit un second rendez-vous chez son spécialiste. Lors de cette visite le docteur l’inspecta et il resta abasourdi. Les boutons avaient considérablement diminués. Le médecin était interloqué, il dit : « D’une manière générale les exercices de diction empêchent la dégradation de la voix mais ils n’aident pas à guérir. Dans ton cas, tes exercices ont un effet thérapeutique, je n’y crois pas mais c’est un fait. Je te propose de revenir dans deux semaines et peut-être que grâce à tes exercices cela guérira entièrement. Si c’est le cas, ce sera un vrai miracle ». Moshé sortit de chez le docteur avec une mine exaltant de joie. Le docteur (qui ne comprenait pas grand-chose à la Emouna) ne le savait pas, mais les exercices n’étaient pas de la même nature que ceux qu’il prescrivait à ses patients. Il s’agissait d’exercices dans le domaine spirituel. Moshé continua à faire attention de ne pas parler durant la Tefila. Et le miracle se produisit en Terre sainte, Moshé retrouva entièrement sa voix, il pouvait d’une manière libre, chanter à la synagogue pour accompagner les offices, et durant ses cours sa voix était normale. Il revint donc chez son médecin qui déclara que sa guérison était due à un MIRACLE. Moshé avait retrouvé sa voix de ténor sans médicaments, ni opération,… Magnifique !
Qui veut faire comme Moshé et ne plus parler durant la prière ?
Chabbath Chalom et à la semaine prochaine, si D’ le veut.
David Gold
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