Netanyahou change de stratégie face à la crise de la conscription militaire et ne cherche plus à bloquer le projet de loi de dissolution de la Knesset lors du vote en lecture préliminaire. Au Likoud, on affirme que d’ici les deuxième et troisième lectures, il est possible de faire avancer parallèlement la loi sur la conscription, la scission du poste de Conseiller juridique du gouvernement et d’autres réformes législatives.
Kol réga’ – Avraham Freund
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou change de cap dans la crise de la conscription. Après avoir tenté de bloquer le projet de loi de dissolution de la Knesset dès cette semaine en lecture préliminaire, Netanyahou n’agit plus pour stopper la démarche à ce stade, mais cherche plutôt à déplacer le point de pression vers l’étape suivante du processus législatif.
Selon cette nouvelle stratégie, Netanyahou s’engage à faire avancer parallèlement aux deuxième et troisième lectures de la loi de dissolution de la Knesset, la loi sur la conscription, ainsi que la loi sur la scission des fonctions de la Conseillère juridique du gouvernement (Amir) et d’autres législations de la coalition.
La signification politique est que Netanyahou souhaite permettre à la proposition de dissolution de progresser en lecture préliminaire, tout en laissant à la coalition une marge de manœuvre jusqu’aux étapes décisives de la législation. Durant cette période, le Likoud devrait tenter de faire avancer les lois sensibles à l’ordre du jour, au premier rang desquelles la loi sur la conscription, devenue le principal point de crise avec les partis orthodoxes.
Au Likoud, on affirme que cette démarche a été validée par la conseillère juridique de la Knesset. Selon des sources au sein du parti, « jusqu’aux deuxième et troisième lectures, n’importe quelle législation peut être adoptée ».
Ce nouveau mouvement reflète une tentative de Netanyahou de réduire l’intensité de la confrontation immédiate autour du vote de dissolution, tout en signalant à ses partenaires de la coalition qu’il existe toujours une possibilité concrète de faire avancer les lois qui leur tiennent à cœur avant que la Knesset ne soit effectivement dissoute.



























