Nord d’Israël : des entrepreneurs sous le feu des racketteurs

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La situation sécuritaire dans le nord d’Israël a atteint un niveau critique avec une série d’attaques ciblant les biens des entrepreneurs locaux. L’organisation « Ad Kan – po konchim réketom » a annoncé le lancement d’une mobilisation de volontaires pour constituer une force indépendante de sécurité. Ce mouvement fait suite à des incidents violents, notamment le tir à 24 balles sur la voiture de Yariv Ben-Ami, leader du mouvement et propriétaire de la société agricole Adasim, ainsi que l’incendie criminel d’un autre véhicule de son entreprise.

Ces événements récents illustrent une escalade de la violence orchestrée par des groupes criminels spécialisés dans l’extorsion, communément appelés « racketteurs ». Dans la nuit de dimanche à lundi, la voiture de Ben-Ami, stationnée dans la localité de Tuba-Zangariya, a été criblée de balles, provoquant une large indignation sur les réseaux sociaux et symbolisant l’impuissance des autorités. Quelques jours plus tard, un second véhicule appartenant à son entreprise a été incendié dans un parking proche du domicile d’un employé, renforçant la perception d’une campagne délibérée visant à intimider Ben-Ami, figure publique de la résistance contre ces racketteurs.

Dans une interview, Ben-Ami a exprimé son désarroi face à cette situation, soulignant que la région semble échapper au contrôle de l’État israélien. Il décrit un environnement où la violence armée est devenue une norme quotidienne, malgré le respect des lois et le paiement des impôts par les citoyens. Il a averti que si aucune mesure n’est prise, le tissu économique local, notamment les entreprises en Galilée, risque de s’effondrer, les propriétaires préférant fermer leurs activités pour protéger leurs familles.

Face à l’inaction des autorités, malgré un ultimatum d’une semaine lancé par « Ad Kan », Ben-Ami a appelé à une phase active d’auto-défense. Il invite les anciens combattants de Tsahal, détenteurs d’armes autorisées, à rejoindre un groupe de volontaires pour protéger la communauté. Ce geste souligne la gravité de la crise sécuritaire et la défiance croissante envers les institutions chargées de garantir l’ordre public.

Cette mobilisation marque un tournant dans la lutte contre le crime organisé dans le nord d’Israël, révélant une fracture entre la population locale et l’État. La multiplication des actes criminels, allant des incendies de champs agricoles aux attaques contre les transports et établissements scolaires, pose un défi majeur en termes de sécurité et de stabilité régionale. Le développement de cette force autonome pourrait avoir des répercussions importantes sur la gestion de la sécurité et la cohésion sociale dans cette zone sensible.

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