Panique dans la capitale européenne : ils l’appelaient « le cafard » — maintenant il démantèle leur pouvoir

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Le journal qui servait de « porte-voix » à Viktor Orbán a été contraint de cesser de qualifier le nouveau Premier ministre de « cafard ». Et ce n’est pas tout. Voici à quoi ressemble le lendemain de la défaite — et il est très pénible pour les partisans de l’ancien régime.

Ma’ariv

La machine de propagande bien huilée du dirigeant hongrois sortant, Viktor Orbán, commence à accepter, bon gré mal gré, la nouvelle réalité.

« Le cafard » est arrivé au sommet

Le journal « Magyar Nemzet », organe emblématique du pouvoir précédent, a promis dans une lettre publique accompagnée d’excuses de cesser de qualifier le futur Premier ministre, Péter Magyar, de « parasite qu’il faut exterminer ».

Même si ces excuses ont été présentées sur ordre d’un tribunal et non de leur plein gré, elles symbolisent parfaitement les vents de changement à l’approche de l’entrée en fonction de Magyar, prévue ce Chabbath.

Selon une enquête du The New York Times, la victoire écrasante de Magyar lors des élections d’avril n’entraîne pas seulement un changement de gouvernement, mais « un changement complet de régime » après seize années consécutives de pouvoir du parti de droite Fidesz.

Le vaste réseau de clientélisme mis en place par Orbán — qui avait placé des fidèles dans le monde des affaires, le système judiciaire et les médias — commence désormais à se désagréger de l’intérieur.

Des enquêtes pour corruption en vue — alors ils fuient

Nombre de ces proches du pouvoir, totalement dépendants du parti gouvernemental pour leur subsistance et leur protection, se hâtent désormais de changer de camp, comprenant que le robinet des financements publics va probablement se fermer définitivement et que des enquêtes pour corruption se profilent à l’horizon.

La panique dans le camp Orbán est également très visible sur le terrain.

L’homme d’affaires influent Gyula Balásy, qui avait remporté d’énormes contrats du gouvernement Orbán pour des panneaux d’affichage agressifs contre l’Union européenne et l’Ukraine, a annoncé en larmes qu’il transférait la propriété de ses entreprises à l’État, craignant une enquête judiciaire.

Parallèlement, la police hongroise a gelé ses comptes bancaires et ouvert une enquête pour « fraude et blanchiment d’argent ».

Sur le front médiatique, la chaîne de télévision privée TV2 a limogé son directeur de l’information nommé par Orbán, tandis que la chaîne publique M1, qui jusqu’ici ignorait Magyar ou l’insultait régulièrement, a soudain commencé à lui accorder un large temps d’antenne.

Ils pensaient que la fête durerait éternellement

Le secteur universitaire et les instituts de recherche, généreusement financés pour faire l’éloge du régime et accueillir des conférences de la droite conservatrice américaine, comme la conférence CPAC, subissent eux aussi un coup sévère.

Magyar a déjà précisé que l’argent des contribuables hongrois ne financerait plus ce type d’événements politiques.

Un journaliste hongrois chevronné a décrit au « New York Times » une situation dans laquelle les partisans de l’ancien pouvoir, qui croyaient que « la fête durerait pour toujours », traversent maintenant toutes les « étapes du deuil ».

Pendant que le président hongrois, Tamás Sulyok, refuse pour le moment d’accéder à la demande du Premier ministre entrant de démissionner, le parti Fidesz reste paralysé, divisé et sous le choc.

Orbán a certes abandonné son siège au Parlement, mais il demeure à la tête du parti.

Cependant, selon plusieurs experts, les fidèles d’Orbán abandonnent simplement leurs positions et se rendent « sans tirer un seul coup de feu », et il semble que les chances du vieux dirigeant de revenir un jour aux commandes du pouvoir soient désormais proches de zéro.

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