Paris rend hommage à Shimon Peres

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La capitale française a officiellement inauguré la place Shimon Peres au cœur du Marais, dans le 4e arrondissement. Située à l’intersection des rues Malher et Pavée, cette nouvelle dénomination vient inscrire durablement dans l’espace public parisien le nom de l’ancien président israélien et lauréat du prix Nobel de la paix.

La cérémonie s’est déroulée en présence de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a présidé l’événement, et de l’ancien chef de l’État François Hollande. Les enfants de Shimon Peres, Tsvia Walden et Chemi Peres, étaient également présents pour dévoiler la plaque commémorative.

Le choix du Marais n’est pas anodin. Quartier emblématique de l’histoire juive parisienne, il symbolise à la fois mémoire et vitalité culturelle. Pour les élus municipaux, installer le nom de Shimon Peres à cet emplacement traduit une volonté de rappeler les liens historiques entre la France et Israël, ainsi que l’importance du dialogue entre les peuples.

Dans son discours, Anne Hidalgo a salué un dirigeant qu’elle a décrit comme un « visionnaire » et un « ami de Paris ». Elle a insisté sur les valeurs que la capitale souhaite incarner : la paix, la fraternité et l’ouverture. Pour elle, donner son nom à une place parisienne revient à inscrire dans la ville l’héritage d’un homme qui a cherché, tout au long de sa carrière, des solutions diplomatiques aux conflits du Moyen-Orient.

François Hollande a rappelé, pour sa part, le rôle central joué par Shimon Peres dans les accords d’Oslo au début des années 1990. En tant que ministre des Affaires étrangères puis Premier ministre d’Israël, il fut l’un des artisans de ces accords signés avec Yasser Arafat sous l’égide des États-Unis. Ce processus lui valut, aux côtés d’Yitzhak Rabin et d’Arafat, le prix Nobel de la paix en 1994. L’ancien président français a souligné la dimension internationale de l’héritage de Peres, évoquant son attachement à la culture française et son engagement constant en faveur du dialogue.

Le maire de Paris Centre, Ariel Weil, a également pris la parole pour souligner la portée symbolique de cette dénomination. Selon lui, la place Shimon Peres s’inscrit dans un parcours mémoriel reliant plusieurs figures majeures du judaïsme politique et intellectuel, dont Theodor Herzl et Bernard Lazare, déjà honorés dans la capitale.

Au-delà de l’hommage, cette inauguration intervient dans un contexte où la diplomatie française maintient des relations étroites avec Israël, malgré les désaccords ponctuels sur la situation au Proche-Orient. En inscrivant le nom de Shimon Peres dans son paysage urbain, Paris rappelle l’importance des initiatives diplomatiques et des efforts de paix qui ont marqué la fin du XXe siècle.

La place Shimon Peres devient ainsi un nouveau repère dans le centre historique de la capitale, associant mémoire, engagement politique et histoire contemporaine dans l’un des quartiers les plus emblématiques de Paris.

Jforum.fr

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