Pas seulement des étudiants : le secret de l’université de Téhéran détruite par les airs

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Des images satellites révèlent l’ampleur des destructions à l’université Malek Ashtar — une institution subordonnée au ministère iranien de la Défense qui servait au développement d’armes nucléaires et de missiles balistiques.

Par Maariv Online | 22/03/2026 | 15:06

De nouvelles images satellites à haute résolution révèlent l’étendue des dégâts causés par la frappe israélienne sur l’université Malek Ashtar à Téhéran. Les photos, prises par la société européenne de satellites « Airbus » et publiées sur le réseau X par l’expert nucléaire américain David Albright, fournissent une confirmation visuelle absolue de la destruction d’un immense bâtiment utilisé par le programme nucléaire et balistique iranien.

Dans sa publication, Albright présente des images « avant/après » illustrant la frappe de précision de Tsahal sur cette installation sensible située au cœur de la capitale iranienne. Albright souligne que ces clichés valident le communiqué de Tsahal, qui décrivait explicitement la cible comme un « site de recherche et développement stratégique utilisé par le régime terroriste iranien pour développer des composants destinés à la production d’armes nucléaires ». Il ajoute, en s’appuyant sur les informations militaires, que le site servait les industries de défense et le réseau de missiles balistiques du régime des Ayatollahs à des fins militaires manifestes.

Une institution au service de la Défense

L’historique de l’université Malek Ashtar, fondée en 1984, met en lumière l’importance de cette cible. Il ne s’agit pas d’une institution académique ordinaire, mais d’un organisme directement rattaché au ministère iranien de la Défense. L’université, qui possède des campus principaux à Téhéran et à Ispahan, fonctionne comme un bras de recherche et technologique au service du système de sécurité iranien. Elle se concentre sur la formation de scientifiques et sur des recherches avancées dans les domaines de l’aéronautique, du génie nucléaire et des technologies militaires.

En raison de ses activités, l’institution est soumise depuis des décennies à de lourdes sanctions internationales de la part du Conseil de sécurité de l’ONU, de l’Union européenne et des États-Unis. Les services de renseignement occidentaux estiment depuis longtemps que l’université sert de plateforme de couverture pour les organisations responsables de la conception et de la production de têtes nucléaires, et qu’elle fournit des experts ainsi qu’un savoir-faire critique pour le développement du programme de missiles.

Les publications d’Albright et les images d’Airbus révèlent désormais non seulement la destruction physique du site, mais aussi la précision de la frappe israélienne contre les infrastructures de base les plus camouflées de la machine de guerre iranienne.

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