Autour de dirigeants juifs américains et d’Edan Alexander, la réception a pris une résonance à la fois religieuse, communautaire et politique.
Donald Trump a reçu lundi à la Maison-Blanche plusieurs responsables de la communauté juive américaine à l’occasion de Pessa(h, lors d’un événement fermé à la presse. La rencontre a réuni plusieurs figures de la communauté orthodoxe américaine, parmi lesquelles rav Moché Dovid Nigerman de Satmar Williamsburg, ‘Haim Dovid Swibell d’Agudah, l’envoyé de Trump contre l’antisémitisme Yehouda Kaploun, le rav Moshe Margaretten, fondateur de l’association Tzedek, ainsi que le maire Israel Meir Spitzer de New Square.
Les échanges ont porté sur le renforcement des liens entre Donald Trump et la communauté juive américaine, mais aussi sur le thème de la rédemption, particulièrement symbolique à l’approche de Pessa’h. Le président aurait également longuement évoqué la libération de rabbi Sholom Mordechai Rubashkin, après avoir été remercié pour la réforme pénale portée sous son mandat. Dans ce contexte, Trump a même placé sa fille Ivanka Trump et son gendre Jared Kushner en haut-parleur devant les invités, en expliquant qu’il recevait des responsables juifs pour la fête.
Mais la présence la plus remarquée a été celle d’Edan Alexander, ancien otage du ‘Hamas, venu avec sa famille. Sa participation a donné à cette réception une dimension bien plus profonde qu’un simple rendez-vous communautaire. Il s’agissait de sa troisième visite à la Maison-Blanche, et plusieurs participants ont confié que Trump s’était montré particulièrement touché par sa présence. Cette attention n’est pas anodine : Edan Alexander, citoyen américano-israélien et soldat de Tsahal au moment de son enlèvement, symbolise le lien direct entre le drame du 7 octobre et le soutien affiché de Washington à Israël.
À travers cette réception de Pessa’h, Trump n’a donc pas seulement adressé un message à la communauté juive américaine. Il a aussi mis en avant une figure devenue hautement symbolique, celle d’un rescapé du ‘Hamas revenu à la vie civile puis à l’armée, dans un moment où la mémoire de la captivité, l’attente de la délivrance et le soutien à Israël restent au cœur de la sensibilité juive américaine.



























