Recommandation des experts à la ministre des Transports : fermeture immédiate de l’aéroport Ben Gourion

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Des experts ont adressé une recommandation urgente à la ministre des Transports pour suspendre l’activité à l’aéroport international Ben Gourion. Le motif : le niveau de risque sécuritaire dépasse les normes de sécurité autorisées. L’argument professionnel : « Une menace impossible à contenir. »

JDN 

La recommandation des experts déposée sur le bureau de la ministre des Transports repose sur une analyse de risques actualisée. Selon ces spécialistes, la réalité sécuritaire actuelle — incluant les menaces de missiles balistiques et les retombées de débris d’interception — transforme la gestion du trafic aérien en un pari dangereux. Les autorités appellent à déclarer l’arrêt des vols civils réguliers afin d’éviter une catastrophe aérienne majeure.

Les arguments techniques avancés :

  • Incapacité de défense absolue : Les avions civils sont particulièrement vulnérables lors des phases d’approche pour l’atterrissage et lors du décollage. Contrairement aux cibles militaires, un avion de ligne n’a aucune capacité de manœuvre face à des menaces suicidaires (drones ou missiles).

  • Sécurité au sol : Les débris d’intercepteurs tombés dans l’enceinte de l’aéroport la semaine dernière ont prouvé que la présence sur les zones ouvertes des pistes constitue un danger réel pour les appareils et les équipes au sol.

La ministre des Transports fait face à un dilemme complexe : accepter la recommandation signifierait un isolement presque total d’Israël vis-à-vis du monde, ainsi qu’un coup terrible pour l’économie et l’image du pays. À l’inverse, rejeter cette recommandation pourrait lui faire porter la responsabilité professionnelle en cas d’impact, D’ préserve, sur un avion de passagers.

Des sources impliquées dans les discussions indiquent que la ministre examine des « solutions intermédiaires », comme le transfert de certains vols essentiels vers les aéroports du sud ou la limitation des vols aux heures d’obscurité uniquement. Cependant, l’avis professionnel reste sans équivoque : fermeture immédiate.

Le front économique et juridique

Parallèlement aux tensions sécuritaires, une « bataille de confinement » économique et juridique se joue face aux compagnies aériennes étrangères.

L’Association internationale du transport aérien (IATA) exerce une forte pression sur Israël pour qu’il déclare officiellement un « état d’urgence aérien ». Pour les compagnies étrangères, il ne s’agit pas d’une simple définition technique, mais d’une nécessité juridique cruciale pour activer les clauses de « force majeure » dans leurs contrats.

Tant que l’État ne déclare pas l’état d’urgence, les compagnies sont légalement tenues de fournir l’hébergement et des compensations financières colossales à chaque passager dont le vol est annulé. Une déclaration officielle les libérerait de ce fardeau financier et leur permettrait de suspendre leurs activités sans subir de poursuites massives. De leur côté, les assureurs mondiaux préviennent que sans une telle déclaration, la couverture d’assurance des avions atterrissant en Israël est hautement compromise.

Dans les faits, la réalité sur le terrain reflète déjà une « fermeture silencieuse » : plus de 85 % des vols sont annulés, et l’aéroport fonctionne sous un « étranglement opérationnel » limitant chaque vol sortant à seulement 130 passagers, une directive visant à réduire les rassemblements dans les zones du terminal qui ne sont pas entièrement protégées.

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