
La députée Merav Ben-Ari exige une clarification officielle d’Amir O’hana avant la séance solennelle en séance plénière : le juge Yits’hak Amit sera-t-il invité, ou sera-t-il exclu comme lors d’un précédent événement d’État ?
JDN – David Feuchtwanger – Flash 90
À l’approche de la visite officielle du Premier ministre indien, Narendra Modi, à la Knesset la semaine prochaine, la coordinatrice de l’opposition, la députée Merav Ben-Ari, a interpellé le président de la Knesset, Amir O’hana. Elle lui demande de préciser si le président de la Cour suprême, le juge Yits’hak Amit, sera invité à participer à la séance spéciale organisée en l’honneur de l’invité de marque.
Dans sa requête, Ben-Ari souligne que puisque le président de l’État doit participer à l’événement, il convient de vérifier si le président de la Cour suprême figure également parmi les invités. Elle a insisté pour obtenir une réponse avant la convocation de la plénière.
Un précédent polémique
Cette demande survient après un précédent fâcheux survenu ces derniers mois : le juge Amit n’avait pas été invité à la séance solennelle marquant l’anniversaire de la Knesset (Yom HaKinen). Suite à cette exclusion, le président de l’État avait annulé sa présence à la cérémonie, et l’opposition avait boycotté les débats en signe de protestation.
Tension entre les pouvoirs
Cette question ravive les tensions entre le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Des membres de l’opposition craignent que cette situation ne nuise au caractère républicain de l’événement et à l’image internationale d’Israël, particulièrement lors d’une cérémonie officielle en présence d’un dirigeant étranger de premier plan.
À l’inverse, Amir O’hana a affirmé par le passé que ce type de décision ne portait pas atteinte à la Knesset. Selon lui, le discrédit de l’institution provient plutôt d’éléments qui, d’après ses dires, remettent en cause les prérogatives du parlement.
Le monde politique attend désormais la décision du président de la Knesset, qui déterminera si cet événement diplomatique se déroulera, une fois de plus, sous l’ombre d’un conflit institutionnel entre les autorités.


























