Surprise sur les marchés : la Banque d’Israël abaisse son taux directeur à 4,00 %

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Pour la deuxième fois consécutive, le gouverneur Amir Yaron (notre photo) a réduit le taux d’intérêt de 0,25 point, à contre-courant des attentes du marché. La décision intervient dans un contexte de recul de l’inflation, de baisse des prix des carburants et d’affaiblissement du marché immobilier, apportant un soulagement immédiat aux emprunteurs et aux détenteurs de prêts hypothécaires.

JDN – David Fauchtwanger

La Banque d’Israël a décidé aujourd’hui (lundi) de réduire son taux directeur de 0,25 point de pourcentage, pour le ramener à 4,00 % — une mesure qui a surpris une partie du marché, où l’on s’attendait à ce que le gouverneur Amir Yaron préfère patienter et maintenir le taux inchangé. Cette décision marque la poursuite prudente d’un assouplissement monétaire, après une longue période de taux élevés destinés à freiner l’inflation.

À l’arrière-plan de cette décision figure un net ralentissement de l’inflation, avec une baisse des pressions sur les prix dans plusieurs postes clés, ainsi que les premiers signes d’accalmie sur le marché du logement. En outre, la baisse des prix des carburants le mois dernier a contribué à réviser à la baisse les prévisions d’inflation pour l’année à venir, à un niveau inférieur au centre de la cible d’inflation de la Banque.

Un autre facteur favorable a été l’appréciation du shekel, qui aide d’un côté à contenir l’inflation, mais pèse de l’autre sur l’activité réelle et les exportations — surtout dans les secteurs hors haute technologie. Parallèlement, le marché immobilier continue de montrer des signes de faiblesse, avec une baisse des prix et du volume des transactions, ce qui renforce les craintes d’un ralentissement du secteur de la construction et, plus largement, de l’économie.

Bien que de nombreux économistes aient estimé que la baisse des taux serait reportée au prochain cycle, en raison d’un marché du travail encore relativement tendu, la Banque d’Israël a choisi d’anticiper le mouvement. Conséquence concrète : un allègement immédiat des mensualités pour les emprunteurs et les ménages ayant contracté des prêts hypothécaires.

Le secteur des entreprises a également salué la décision. La présidence du secteur a indiqué qu’il s’agissait d’un pas dans la bonne direction, reflétant une compréhension des besoins de l’économie dans la période actuelle, et que la poursuite d’un cycle de baisses de taux pourrait donner un élan favorable à la croissance économique en 2026.

L’une des premières conséquences de cette décision est que la Bourse s’envole, le secteur des entreprises salue la mesure et, sur la scène politique, chacun s’empresse de revendiquer le mérite.

La décision de la Banque d’Israël a surpris, mais elle a déclenché une vague de réactions rapides et étendues dans l’économie et l’espace public. Sur les marchés financiers, la réponse a été immédiatement positive : les indices boursiers ont bondi, les secteurs sensibles aux taux se sont renforcés, et les ménages comme les entreprises ont vu leurs anticipations de charge de financement s’alléger pour les mois à venir.

Dans le secteur des entreprises, la mesure a été saluée comme un signal de confiance dans la stabilité macroéconomique. Des acteurs de l’industrie, du commerce et de l’immobilier ont indiqué que la baisse devrait améliorer la trésorerie, relancer des investissements différés et réduire la pression sur les emprunteurs existants — en particulier les détenteurs de prêts hypothécaires et de crédits à court terme.

Sur le plan politique, les réactions n’ont pas tardé. Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a salué la décision, affirmant qu’elle reflète une gestion « correcte et professionnelle » du gouvernement, contribuant selon lui à la réduction du déficit, à la maîtrise de l’inflation et à l’accélération de la croissance. À l’inverse, des responsables de l’opposition ont mis en garde contre toute récupération politique d’une décision monétaire indépendante, rappelant que les choix de taux reposent avant tout sur les données d’inflation, de change et du marché du travail.

Parmi les économistes, les avis divergent également. Certains voient dans cette mesure un signal clair en faveur de la poursuite d’un assouplissement monétaire si la modération des prix se confirme ; d’autres alertent contre une baisse trop précoce, compte tenu d’un marché du travail encore tendu et de risques externes persistants. Néanmoins, un large consensus se dégage : la décision témoigne de la confiance dans la capacité de l’économie à préserver la stabilité des prix tout en soutenant la croissance.

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