Ce que l’on sait des deux otages israéliens libérés

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Guerre Israël-Hamas : ce que l’on sait des deux otages israéliens libérés à Rafah, à la frontière avec l’Égypte

Une opération israélienne, qui a fait « environ 100 morts » selon le Hamas, a abouti à la libération de deux otages âgés de 60 et 70 ans.

Par Le HuffPost avec AFP
Otages depuis le 7 octobre, Fernando Simon Marman, 60 ans, et Louis Har, 70 ans, ont été libérés ce lundi 12 février, ont indiqué les autorités israéliennes.
GAZA – Alors que la détention des otages israéliens dans la bande de Gaza est l’un des enjeux clés de la guerre entre l’armée israélienne et le Hamas, deux d’entre eux ont été libérés dans la nuit de dimanche à lundi, après une opération nocturne très meurtrière à Rafah.

Comment s’est déroulée l’opération ?

Les deux otages ont été libérés après une série de frappes de l’armée israélienne qui ont fait « environ 100 morts » à Rafah, à la frontière avec l’Égypte, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Les forces israéliennes ont fait irruption « avec des explosifs » dans un bâtiment de Rafah où étaient détenus ces otages, a indiqué l’armée. « Trois terroristes ont été tués dans l’immeuble où ils étaient détenus », selon un bilan initial de l’armée israélienne.
« Une fusillade a eu lieu et il y a eu des tirs depuis des bâtiments voisins. L’armée de l’air a mené des frappes. De nombreux terroristes ont été tués ainsi qu’un de nos soldats », a déclaré le porte-parole de l’armée, Daniel Hagari.
Au total, les frappes ont touché 14 maisons et trois mosquées dans différents secteurs de Rafah, selon le gouvernement du Hamas.
Qui sont les deux otages ?

 

Les deux otages sont Fernando Simon Marman, 60 ans, et Louis Har, 70 ans, ont indiqué les autorités israéliennes. Ils ont été libérés « conjointement par l’armée, le Shin Beth (Sécurité intérieure) et la police israéliennes », selon un communiqué de ces trois services.

De nationalité israélienne et argentine, les deux hommes avaient été enlevés au kibboutz Nir Yitzhak le 7 octobre dernier. Après leur libération, ils ont été héliportés à l’hôpital Sheba, situé à Ramat Gan, près de Tel Aviv, où ils « sont dans un état stable », a assuré Arnon Afek, le directeur de l’établissement. Selon les autorités israéliennes, ils ont pu retrouver leurs familles.

Dans un post sur X, le bureau du président argentin Javier Milei a exprimé « sa gratitude » à l’armée israélienne pour leur libération.

La Oficina del Presidente agradece a las Fuerzas de Defensa Israelíes, al Shabak y a la Policía israelí por haber culminado con éxito el rescate de los argentinos Fernando Simon Marman (60) y Louis Har (70), quienes estaban secuestrados desde el pasado 7 de octubre por el grupo…

— Oficina del Presidente (@OPRArgentina) February 12, 2024

Comment ont réagi leurs proches ?

« Vers 3h du matin nous avons reçu un appel des autorités israéliennes nous disant : Fernando et Louis sont entre nos mains, venez les voir à l’hôpital. Nous étions sous le choc. Nous ne nous attendions pas à ça. Mais nous avons sauté dans la voiture et sommes arrivés ici », a raconté Idan Bejerano, le gendre de Luis Har.

« Nous avons pu les voir. De ce que nous avons pu voir, ils sont sous surveillance médicale, alités. Ils semblent “ok”, si je puis dire. Ils passent une batterie de tests, entourés de médecins et d’infirmières. Plus important encore, leur famille les entoure », a-t-il ajouté en s’adressant à des journalistes devant l’hôpital.

« Quand nous les avons vus, le cœur battait à 200 battements par minute, peut-être davantage. Il y avait beaucoup de pleurs, des embrassades, mais peu de mots (…). Nous sommes heureux aujourd’hui mais nous n’avons pas gagné. Ce n’est qu’une étape de plus vers le retour à la maison » des otages encore détenus à Gaza, a-t-il souligné.

Est-ce le début d’une offensive israélienne sur Rafah ?

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a ordonné à son armée de préparer une offensive sur Rafah, où se masse actuellement la majeure partie de la population du territoire palestinien, selon l’ONU, suscitant l’inquiétude de la communauté internationale.

Le Hamas a prévenu dimanche qu’une telle offensive « torpillerait » tout accord pour une libération des otages qu’il détient encore à Gaza.

Mais Israël a affirmé que les frappes dans la nuit de dimanche à lundi s’inscrivaient non pas dans le lancement de cette offensive, mais d’une opération pour récupérer les deux otages qui ont pu être libérés.

Rafah est devenue le dernier refuge pour les Palestiniens coincés à la frontière fermée avec l’Égypte, au nombre d’1,4 million selon l’ONU, en grande majorité des déplacés ayant fui la guerre qui fait rage depuis quatre mois.

Combien reste-t-il d’otages à Gaza ?

Environ 250 personnes ont été enlevées en Israël le 7 octobre et emmenées à Gaza. Une trêve d’une semaine en novembre avait permis la libération de 105 otages en échange de 240 Palestiniens détenus par Israël. Avant la libération des deux derniers otages la nuit dernière, Israël estimait que 132 étaient toujours détenus à Gaza, dont 29 seraient morts.

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