Le Chabbath en commun de 70 femmes libérées de villages arabes

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Les enfants des rescapées qui, il y a encore quelques mois, grandissaient dans des villages arabes. Ils sont vêtus comme des Juifs, avant l’entrée de ce Chabbath spécial.

 

Pour la première fois de leur vie, 70 rescapées se sont rassemblées et ont passé un Chabbath plein spécial et plein de surprises, entourées des équipes de Yad Lea’him qui leur ont donné des forces pour avancer.

Ces femmes, et leurs enfants, ont été délivrés de villages arabes par le biais d’opérations de sauvetages héroïques de Yad Lea’him. Elles sont accompagnées jusqu’à ce jour par les équipes professionnelles de l’organisme.

Ce « Chabbath Yad Lea’him » a été nommé « L’enjeu est entre tes mains »…

Ces deux jours débordants d’activités diverses ont commencé par une cérémonie de Hafrachath ‘Hala (prélèvement de ‘hala, cette partie qu’il faut prendre sur toute pâte d’au moins 1.5 kg) organisée vendredi après-midi. Après la prière de l’accueil du Chabbath, des dizaines de rescapées se sont retrouvées pour faire connaissance.

Elles sont restées éveillées jusqu’aux petites heures du matin en compagnie de l’équipe de l’organisme présente avec elles pour le Chabbath, et ont pu leur poser de nombreuses questions qui se posent à elles.

Durant le repas de Chabbath, le célèbre conférencier rav Michaël Lassri a pris la parole et les a associées au drame que lui et son épouse ont vécu avec la perte accidentelle d’un fils adolescent, bâtissant sa conférence très instructive autour d’un message spécial : tout ce que fait D’ est pour le bien. Personne autour de la table n’est resté insensible à ce discours, d’autant plus que le rav Lassry est l’un des orateurs les plus percutants de notre génération.

Les rescapées qui se débattent contre de nombreuses difficultés se sont particulièrement identifiées à lui et ont retiré beaucoup de forces de son histoire ainsi qu’un autre regard sur la vie. Le rav et la rabbanith Lassri ont donné plusieurs cours différents pendant toute la durée du Chabbath.

Une équipe de puéricultrices professionnelles et d’éducatrices recrutées spécialement avait préparé un programme riche pour les enfants. « Au-delà de l’espace et de la tranquillité d’esprit offerts aux mamans, le but des activités était l’approfondissement de l’identité juive des enfants et la transmission des concepts juifs », a déclaré Mme Kostelitz, qui a coordonné les préparatifs du Chabbath. « J’ai été très émue de voir le samedi soir, un enfant âgé de six ans qui a absolument tenu à écouter deux fois la havdala, une fois chez les enfants et une fois chez les mamans. C’est extraordinaire car il y a encore deux mois, il ne savait même pas ce que c’était. »

Le rav Israël Lifshitz, directeur de Yad Lea’him, était présent pendant toute la durée du Chabbath. Durant les repas, il a prononcé des paroles fortes et encourageantes au sujet de la Providence divine qui a guidé les rescapées et leur a donné les forces de tout recommencer. Il a également entrecoupé son discours de paroles de Tora et d’histoires émouvantes.

Pour les jeunes filles et femmes de la seconde génération, nées de père arabe, des ateliers séparés ont été préparés sur le thème de l’identité juive. C’est ainsi que raconte S., âgée de 45 ans, fille d’un père arabe et d’une mère juive, délivrée d’un village arabe il y a six mois, avec un lourd accent arabe : « Ma mère s’est mariée avec un arabe et est décédée à l’âge de 52 ans d’une grave maladie. Quelques jours avant sa mort, elle m’a dit que son rêve était qu’une de ses filles fuie le village et revienne au judaïsme ». Des larmes plein les yeux, S. a raconté aux participantes qu’elle se sentait sur le point d’exaucer le rêve de sa mère car, ces dernières heures, elle avait pris la décision de commencer à respecter le Chabbath.

Une autre rescapée, R., s’est également exprimée devant l’assemblée. Elle a été délivrée au moment des dernières fêtes. Elle a expliqué que son mari arabe était un homme riche et que sa famille était respectée. Seulement, malgré tout, elle sentait qu’elle n’était pas elle-même. « Toute la mentalité de la maison arabe et leur style de vie m’étaient étrangers », a-t-elle raconté. « Je n’étais pas moi ! » Elle a dit qu’elle avait caché à sa famille sa relation avec son mari. Elle lui demandait de ne pas parler à voix haute lorsqu’ils se trouvaient en Israël pour que personne ne détecte son accent. Plus tard, elle a commencé à souffrir terriblement de sa violence. « Le moment où tu es aveuglée passe trop vite, jusqu’à ce que tout devienne hors de contrôle », a conclu R.

« Le Chabat Yad Lea’him est une excellente occasion pour rompre avec la course de la vie, pour nous et aussi pour les femmes dont nous nous occupons, et pour leur prodiguer, à elles et à leurs enfants, l’attention dont elles ont tant besoin », a transmis le porte-parole de Yad Lea’him.

 

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