« Une étape importante dans l’arrêt des préjugés envers Israël à l’ONU »

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L’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon

Le secrétaire général a appelé à la suppression du rapport accusant Israël d’être un « régime d’apartheid ».

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a demandé vendredi à la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (CESAO) de retirer la publication d’un rapport accusant Israël d’être un « régime d’apartheid ». Le représentant permanent d’Israël auprès des Nations Unies, Danny Danon, a aussitôt réagi à l’annonce déclarant que « la décision du Secrétaire général marque une étape importante dans l’arrêt des préjugés envers Israël à l’ONU ». « Les activistes anti-Israël n’ont pas leur place à l’ONU. Il est temps de mettre fin à des pratiques qui permettent à des membres officiels de faire l’usage de leur poste afin de promouvoir un agenda anti-Israël », a-t-il ajouté. Après sa publication, Danny Danon avait déjà condamné le rapport, qu’il a considéré comme « une tentative de calomnier et de mal cataloguer la seule vraie démocratie du Proche-Orient en créant une analogie mensongère ».

Par ailleurs, la présidente de la commission à l’origine du rapport, Rima Khalaf, a indiqué qu’elle démissionnait de son poste de sous-secrétaire générale et secrétaire exécutive de la CESAO en réponse à la position du secrétaire général. « Quand une personne publie une rapport faux et diffamatoire au nom de l’ONU, cela est approprié que la personne démissionne », a réagi l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies. « Les bureaux de l’ONU doivent faire un travail plus ardu afin de d’éliminer les travaux faux et biaisés, et applaudir la décision de secrétaire général », a ajouté Nikki Haley.

Les Etats-Unis avaient réclamé mercredi le retrait du rapport onusien accusant Israël d’imposer aux Palestiniens des conditions pouvant s’apparenter au régime d’apartheid tandis qu’Israël a également vigoureusement critiqué le document publié par la CESAO.

Le secrétaire général des Nations unies avait alors pris ses distances face à ce rapport, mais l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU l’avait exhorté à envoyer le texte au rebut. « Les Etats-Unis sont outrés par ce rapport », avait indiqué Nikki Haley dans un communiqué. « Le secrétariat des Nations unies a eu raison de prendre ses distances à son propos, mais il devrait aller plus loin en retirant complètement le rapport », avait-elle demandé.

Richard Falk, un ancien Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les Territoires, est l’un des auteurs du texte controversé. Dans le passé, Falk a déjà accusé Israël de « se diriger lentement vers un Holocauste palestinien », de procéder à un « nettoyage ethnique », ou encore demandé d’accorder plus de crédit aux théories du complot sur le 11 septembre 2011 (notamment l’implication du gouvernement américain). Le Canada et les Etats-Unis lui ont également reproché des « propos antisémites » rapportés dans un article où il faisait le lien entre les attentats de Boston et la politique américaine à l’égard d’Israël. Le rapport indique que les Palestiniens étaient soumis à une « fragmentation stratégique » permettant à Israël d’imposer une « domination raciale » avec des lois différentes en fonction des régions, « ce qui correspond à la commission d’un crime contre l’humanité ». Le texte conclut que « les éléments disponibles établissent au-delà du doute raisonnable qu’Israël est coupable de politiques et de pratiques constitutives du crime d’apartheid ».

« Qu’une propagande à ce point anti-israélienne émane d’une organisation dont la quasi-totalité des membres ne reconnaissent pas Israël n’est pas surprenant », a relevé Mme Haley, présentant M. Falk comme un « homme qui a de manière répétée fait des commentaires biaisés et très offensants concernant Israël et épousé de ridicules théories du complot ».Elle a également accusé les Nations unies d’être partiales envers Israël et s’est engagée, en tant que représentante du président américain Donald Trump, à défendre Israël bec et ongles au sein de l’organisation.La semaine prochaine, le Conseil de sécurité doit entendre le premier compte-rendu sur la mise en œuvre d’une résolution adoptée fin décembre demandant la fin des constructions israéliennes en Cisjordanie.Basée à Beyrouth, la CESAO est composée de dix-huit pays arabes, dont l’Autorité palestinienne comme un membre à part entière. Elle œuvre à « renforcer la coopération et à promouvoir le développement », selon son site internet.

24NEWS

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