Kippa en France

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La question du port de la kipa dans la rue a été posée sur la place publique, au point qu’il n’y a pas eu de media qui se respecte qui ne se soit fait le relais de cette inquiétude, en France, en Israël, et ailleurs dans le monde.
La question se pose sur le fond, et elle doit être étudiée sur la forme.

Afin de connaître la position de la Halakha à l’égard de la kipa en France, nous avons interrogé à ce propos l’un des plus importants décisionnaires de la génération, le rav Yits’haq Silbertsein (gendre de rav Eliachiv zatsal, et beau-frère de rav ‘Hayim Kaniesvki).
Pour lui, puisque les autorités reconnaissent le danger de sortir dans la rue avec simplement une kipa (même si elles regrettent cette situation), nous nous trouvons devant le problème de « Prenez donc bien garde à vous-mêmes ! » (Devarim/Deutéronome 4,15), une obligation de la Tora.
D’un autre côté, comme, de nos jours, tout le peuple juif considère de nos jours comme indispensable de se couvrir la tête, il n’est pas possible de passer outre.

En conséquence, la solution pour les Juifs français reste de ne sortir qu’avec un couvre-chef (un chapeau en hiver, une casquette adéquate en été).

Le problème se pose à un autre niveau, nous dit-on : nous jouerions le jeu des islamistes en acceptant de baisser pavillon – car si nous agissions ainsi, cela signifiera que la démocratie française aura perdu la partie.
La question reste alors de savoir à quel point nous sommes responsables du bon fonctionnement du système (remarquable) mis en place en France… Nous sommes bien d’accord pour la reconnaître comme l’un des pays les plus merveilleux à cet égard, et nous sommes bien les premiers à en profiter. Pourtant, est-ce à nous de nous mettre en danger pour perpétuer ses valeurs ?
D’autant plus que sans nul doute, ce combat est perdu : ce pays a accepté avec une extraordinaire générosité un bien grand nombre d’immigrants, sans réaliser qu’il était en train de perdre sa propre nature. La situation paraît irréversible.
Que faire ? C’est une question à poser à des Grands de la Tora, chacun en fonction des données qui sont les siennes.

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Une dernière remarque : le langage vernaculaire du peuple juif désigne certaines interventions à usage interne comme étant à réserver aux « drachoth de se’ouda chelichith », quand la communauté est réunie pour entendre l’intervention du rav ou du rabbi… et quand personne d’extérieur n’est présent et risque d’en divulguer le message aux oreilles de gens qui ne doivent pas l’entendre.
Des fois, il faut savoir garder ses remarques pour un tel forum, et ne pas le dépasser…

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