Le ministre de la Justice contre le conseiller Mendelblit

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Illustration : le faux document préparé par Harpaz, à l’origine du scandale portant son nom

A dire vrai, personne ne pouvait penser que la nomination de Ohana à la tête du ministère de la Justice, quand bien même cela pouvait être à une période intermédiaire et donc peu importante, pouvait tellement aider la cause globale du Premier Ministre, en particulier dans le domaine judiciaire dans lequel l’establishmen tente de le faire sombrer, afin de se débarasser de lui à la tête de l’Etat. Ohana était un personnage inconnu, peu reluisant, à la conduite personnelle problématique pour nous.

On ne pouvait pas non plus penser que Mendelblit, devenu conseiller du gouvernement sur le plan juridique, pouvait finir par s’aligner sur tout ce que cet establishment veut, et accepter toutes ses exigences, voire les devancer… Tout de même, un homme religieux, engagé, sérieux.

Le premier a surpris en bien, et le second…

Là, Ohana fonce, enfonce ! Il s’avère que Mendelblit était parfaitement au courant des documents concernant ce que l’on appelle l' »affaire Harpaz » : des faux documents, sans doute préparés aux alentours de celui qui était alors le chef d’état major Gabi Achkenazi (un nom connu ? Oui, il fait partie du quarto dirigeant Ka’hol Lavan) dans le cadre de la tension qui existait entre lui et Ehud Barak, et rédigé par un certain Harpaz. L’histoire est vieille, déjà jugée, mais le fait est que des enregistrements ont prouvé là que Mendelblit était au courant de l’existence de ce faux document, et s’est tu. C’est gênant, très gênant même, de la part d’un si haut fonctionnaire dont on aurait attendu une autre conduite. Serait-il réellement pourri ?

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Netaniahou exige que ces enregistrements soient portés à la connaissance du public « avant les élections », et Ohana s’oppose à la décision récente de la Cour suprême d’interdire cela (sur la demande d’un journaliste)…

Le tout fait mauvaise impression – et c’est évidemment ce que veulent tant Netaniahou que Ohana. Mais il faut dire qu’ils n’ont pas forcément tort : si l’on ne peut pas faire confiance à l’objectivité et au professionnalisme de ces gens, de Mendelblit, de la Cour suprême, où va-t-on ? Ou plutôt, c’est bien le grand problème des élections qui se présentent à nous : il faut à tout prix entraver que les affaires publiques soient finalement dirigées dans le pays par de pareilles personnes, y compris par la Cour suprême, qui cherchent à étouffer la démocratie et à gérer les affaires du pays, en particulier dans l’optique qui est la leur, celle d’un libéralisme extrême et d’une opposition à tout ce qui est religieux !

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