L’enfant, la mort et la vérité

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Un récit d’Esther Schapira et Georg Hafner éditions Valensin, Paris 2015, 206 p.

Un ouvrage consacré à l’histoire-effigie de l’« enfant Mohamed al Doura », « tué » par les Israéliens, affaire qui a engendré la deuxième intifada, et qui ne cesse de faire parler d’elle depuis lors. La question de fond : est-elle vraie, ou s’agit-il d’un montage de plus de la part des Palestiniens – ce qui, alors, s’avérerait très grave, vu l’implication de France 2 et son journaliste local d’alors, Charles Enderlin.

Le présent livre a été rédigé par deux journalistes allemands, qui se sont intéressés à ce sujet, et en ont fait le tour depuis lors, tant par film qu’à présent, par le biais de cet écrit.

Que peut-il nous apporter ? Des questions. Ainsi que ces auteurs (Esther Schapira nie toute judéité, mais il nous semble que son père est de notre confession) le concluent, nombre de personnes émettent des doutes quant à l’histoire elle-même, et même quant à l’assassinat… L’enfant a levé la main à la fin du film, et ce mouvement ne peut pas se comprendre de la part d’une personne morte, ou en voie de l’être.

Pourtant, cela est déjà assez connu (cf. Wikipedia). En revanche, des journalistes allemands reconnaissent que toute personne de leur branche qui vient œuvrer sur le terrain se voit automatiquement guidée par leurs hôtes, surtout dans la bande de Gaza, sous peine de se voir interdire de travailler parmi eux, voire menacée de représailles bien plus importantes. Cet élément semble important. En d’autres termes, nul ne peut se permettre de faire passer une image objective de la situation à Gaza, et tout ce qui en filtre est manipulé…

LIRE  Chem Yossef 'al haTora, Par le rav Shraga Muller,

On se souvient peut-être d’une journaliste étrangère qui a osé dire que les tirs en provenance de Gaza étaient effectués dans des cours d’écoles ou d’hôpitaux. Elle n’a pas fait, elle, long feu parmi les gens du ‘Hamas, qui ont fort peu apprécié son reportage. C’est un aspect peu connu de la grande guerre psychologique qui nous oppose aux Arabes de la région.

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