Les vaccins : quand le succès d’Israël dérange

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La chronique de Michèle MAZEL – Temps et Contretemps

          En Israël, l’encre est à peine sèche sur l’annonce sensationnelle lundi qu’un demi-million de citoyens ont été vaccinés en une semaine, quand la nouvelle tombe : le rythme s’accélère, 150.000 pour la seule journée de mardi, portant le total à 650.000, ce qui représente non seulement la quasi-totalité des personnels de santé mais encore 25% des plus de soixante ans, la population à haut risque. Et les vaccinations se poursuivent à un rythme effréné ; on espère atteindre plus vite que prévu les deux millions de personnes les plus vulnérables et se tourner vers l’ensemble de la population. Des chiffres qui font rêver un peu partout en Europe, où on peine à mettre au point une politique de vaccination.

Soudain Israël devient le pays de référence. Intolérable pour certains. France Inter ouvre le bal et s’indigne : «Comment comprendre la décision de ne pas vacciner les prisonniers palestiniens en priorité, comme les autres incarcérés ?» Passons sur ce «en priorité» insolite et venons-en au fait :  les prisonniers palestiniens vont eux-aussi bénéficier du vaccin, comme le reste de la population carcérale. Le responsable du dossier des prisonniers au sein de l’Autorité palestinienne l’a lui-même confirmé. L’Ambassade d’Israël en France a condamné ces propos et demandé une rétractation.

En tout cas lesdits prisonniers, certains purgeant de lourdes peines pour de sanglants attentats contre des civils israéliens, sont mieux lotis que leurs concitoyens de Gaza et de l’Autorité palestinienne, où l’on attend encore l’arrivée du premier vaccin faute de s’en être préoccupé à temps, s’en remettant comme d’habitude à l’aide extérieure. «Sous perfusion humanitaire, Gaza s’alarme d’une flambée de Covid-19» rapporte Le Monde du 28 décembre qui cite l’ex-ministre de la santé du Hamas : «Après des années de blocus, le système de santé à Gaza est sous pression, les ressources sont très limitées».

Que voulez-vous, le Hamas, le Djihad palestinien, le Front Populaire pour la Libération de la Palestine et quelques autres groupuscules de la bande de Gaza viennent de se livrer à de grandes manœuvres militaires, déployant un arsenal impressionnant et envoyant des dizaines de missiles vers la mer en préparation, selon le Wall Street Journal, pour une guerre possible avec Israël. Entre le beurre – le bien être de sa population – et les canons – la volonté de détruire Israël, les dirigeants du Hamas et leurs alliés ont fait leur choix depuis longtemps.

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Quant à l’Autorité palestinienne, qui en est encore à chercher une source de vaccins, pour ne pas dire à en mendier, elle-aussi a ses priorités. Pas question d’utiliser les sommes considérables si généreusement dispensées par des pays arabes frères et les organisations internationales pour la santé de la population. Il faut assurer le niveau de vie de ses dirigeants et assurer des rentes confortables aux terroristes emprisonnés en Israël et à leurs familles.  Ajoutons qu’Israël a déclaré qu’en cas de surplus de vaccins il envisagera d’en faire profiter l’Autorité palestinienne. Gageons que ces précisions ne décourageront pas les détracteurs de l’État hébreu.

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