L’étonnante scission à l’intérieur du groupe orthodoxe achkenaze peut engendrer la victoire de Netanyahou !

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L’initiative de scinder le parti ashkénaze entre les Lituaniens et les ‘Hassidim, dont nous nous sommes faits l’écho ce matin, stresse pas mal de personnes dans le secteur qui craignent de perdre des sièges dans le bloc, mais il se peut que c’est le contraire qui est vrai.

Be’hadré ‘Harédim – Ari Kalman

Le débat autour de l’abaissement du pourcentage de blocage et de la division du « judaïsme de la Tora » continue d’enflammer et d’occuper le système politique. Avraham Weber explique dans une conversation avec Behadré ‘Harédim, comment la scission à l’intérieur du monde ‘harédi peut engendrer la victoire de Netanyahou.

Selon Weber, en cas de scission, Degel HaTorah remportera cinq sièges, tandis qu’Agudat Israël recevra trois sièges mais a également le potentiel de surprendre avec cinq sièges, car dit-il : « La scission encouragera en fait les électeurs dormants à aller aux urnes. »

Weber, l’homme des chiffres, note que comme un mandat et demi orthodoxe a été perdu parce que les orthodoxes ne sont pas sortis voter lors des dernières campagnes électorales, une scission qui réveillerait le camp orthodoxe et inciterait nombre de gens à se rendre aux urnes.

Selon son explication, le groupe qui a quelque chose à craindre d’une telle possibilité est la liste séfarade, le parti Shas, car si le judaïsme de la Torah déploie de grands efforts, les électeurs séfarades de la Tora risquent de se joindre à ce parti et à voter en sa faveur.

Avraham Weber souligne également que la scission peut être la clé pour que le Likoud et Benjamin Netanyahou remportent les prochaines élections, alors que lors des campagnes électorales précédentes, il lui manquait un seul mandat pour former un gouvernement, alors que là, il se peut que les partis achkenazes divisés parviennent à un meilleur résultat.

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CQFD.

3 Commentaires

  1. Pas de doute, on va encore assister à une incroyable « tambouille » pour tenter de former un nouveau gouvernement avec ou sans élection.

    • Le problème d’Israël est l’équilibre entre les 2 composantes de la société : la droite, grosso-modo pour Bibi, et le centre-gauche, opposé à Bibi. Cet ex aequo bloque tout depuis quelques années. Il suffirait de parvenir à ajouter d’un côté ou de l’autre quelques voix… En quoi vouloir le faire est-il critiquable, comme vous le faites ?

      • Parce que cela donne lieu à toute sorte de marchandage dont on a pu constater qu’il était plutôt dans l’intérêt des personnes à positionner que dans celui du peuple, comme on a pu le voir à maintes reprises…

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