L’obligation de prélever les dimes à l’étranger

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Le rav Kanivevski a fait paraître une lettre dans laquelle il informe le public que, contrairement à ce que certains avaient dit ces dernières années en ce qui concerne l’obligation de prélever les dîmes des produits en provenance d’Erets Israël, à savoir qu’on est dispensé de ces prélèvements, il est totalement évident que cela n’est pas le cas, et il faut effectuer ces prélèvements !

Déjà voici quelques années son beau-père, le rav Eliachiv zatsal, s’était prononcé en ce sens, précisant qu’en plus, si souvent les prélèvements étaient effectués sur la plupart des fruits et légumes à l’usage du marché local par l’intermédiaire du Grand rabbinat d’Israël, ce n’était pas le cas de la production destinée à l’exportation, puisqu’elle risquait la plupart du temps d’arriver à des non-Juifs.

Ceci est également fixé déjà par le ‘Hazon Ich comme étant un élément évident (Demaï 15,4).

Le rav Kanievski conclut son appel en disant que c’est une grande mitsva de faire savoir cela, ce que nous nous empressons donc de faire en la présente.

Il faut aussi savoir que 50% de la production agricole locale est destinée de nos jours à l’exportation.

Ce n’est pas que prélever les dîmes soit une affaire compliquée, mais elle nécessite tout de même des connaissances et d’avoir conscience de ce que l’on fait, et nul doute qu’il est important que des cours soient organisés dans ce but à l’étranger.

LIRE  Lancement de la traduction du Talmud en italien

4 Commentaires

  1. Selon beacoup de possekim il n’y a pas à faire de prélévement sur les fruits sortis d’Israel: voir שו »ת יביע אומר ח »י יו »ד סי’ מו; שו »ת משפטי עוזיאל כרך ו, יו »ד ח »ג סי’ צח; שו »ת מקוה המים ח »ד יו »ד סי’ לד

    • Sans pénétrer dans le sujet, disons simplement que les grands décisionnaires, qui ont très certainement vu ces sources, ont conclu différemment. Tout Yaré Chamaïm se doit de s’en tenir à ce que disent nos Sages actuels.

  2. Et pourquoi l’un serait plus grand que l’autre ou plus « yaré Chamaim » qu’un autre ?

    A chaque ma’hloketh on considérera l’un des protagoniste moins grand ou moins yaré Chamaim ?

    Je ne dis pas que l’un est jute l’autre fois, mais qu’il faut présenter la chose entièrement et dire qu’il y a des avis plus permissifs…

    (Il me semble que vous aviez fait tout un numéro sur rav Ovadia Yossef…)

    • ‘Has veChalom, ‘has veChalom ! Loin de nous d’avoir voulu dire une telle chose sur des rabbanim, que l’un serait plus yaré ChamaIm que l’autre ! Bien évidemment, nous ne voulions dire qu’une personne, un simple Juif, qui vise à suivre une voie plus stricte, se doit évidemment de suivre les avis des « ma’hmirim », tels que celles rapportés ici.
      Sur le fond, par manque de temps, nous n’avons pas la possibilité de nous pencher sur le sujet, mais si le ‘Hazon Ich, rav Eliachiv zatsal et, יבלח »ט, rav ‘Haim Kanievski indiquent une telle voie, c’est qu’elle existe, et repose sur les grands piliers de la Halakha.
      Ceci dit, merci à ce lecteur de nous instruire sur le fait qu’il y a discussion à ce sujet.
      Ajoutons ici une référence en hébreu, pour qui veut en savoir plus.

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