Premières conclusions du rapport de la banque d’Israël sur l’impact économique du...

Premières conclusions du rapport de la banque d’Israël sur l’impact économique du Corona

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Dans son rapport sur la santé économique d’Israël pour l’année 2020, la banque d’Israël (notre photo) met en garde sur l’apparente stabilité que cache les signaux précurseur de crise. Ainsi, le comportement des ménages s’est modifié et l’épargne a baissé. Par ailleurs, le nombre d’entreprises menacées de faillite a doublé.
En 2020, la situation économique en Israël est demeurée assez stable: aucune vague de faillites n’a été enregistrée, la bourse de Tel Aviv est positive et la plupart des prêts gelés ont également été dégelés et remboursés.

Mais ces données apparemment positives risquent de n’être que l’arbre qui cache la forêt.
Le soutien à l’économie de l’État, qui s’est traduit principalement par le versement d’allocations de chômage sur une période prolongée, ainsi que par l’aide de la Banque d’Israël aux marchés financiers pour améliorer la liquidité a maintenu sous oxygène l’économie.

Dans son  rapport la Banque d’Israël met en garde: « Le soutien du gouvernement et de la Banque d’Israël à l’économie ne peut pas durer indéfiniment.  Si la crise s’aggrave et se poursuit au-delà des attentes, il est probable que davantage de risques de crédit se matérialisent. Autrement dit le pire risque d’être à venir.
Il y a deux dates critiques pour l’économie: la première est en avril-mai. À cette issue, une grande partie des emprunts contractés par les entreprises dans le cadre du prêts garanti par l’État  va commencer à devoir être remboursée. Les entreprises qui ont contracté ces prêts sont celles qui ont été touchées par la crise, il sera donc important de suivre cette échéance de près et de voir combien d’entre elles parviennent à se redresser et à commencer à les rembourser.

On s’attend à ce que la campagne de vaccination se termine d’ici mai et que l’économie revienne à une certaine routine.  Mais nous avons déjà vu dans cette crise qu’entre les previsions et la réalité, l’écart pouvait être important.

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Autre date à surveiller, juillet 2021, lorsque le programme d’assistance du gouvernement pour le paiement des allocations de chômage et des subventions cessera.

Il est encore trop tôt pour déterminer l’issu de la crise sanitaire au niveau économique mais ces données sont fondamentales pour l’élaboration du plan de sortie de crise.

1. Les ménages ont changé leurs habitudes et réduit leur épargne.

Afin de mieux comprendre la situation financière des ménages, la Banque d’Israël a mené une enquête  avec le Brookdale Institute, qui a examiné l’utilisation des ressources financières et de l’aide gouvernementale par les ménages israéliens pendant l’épidémie du Corona.

L’enquête montre que la moitié des ménages israeliens a changé de comportement financier pendant la crise sanitaire. Un tiers des Israéliens ont puisé dans leurs économies. Plus de 20% des répondants ont eu besoin d’une aide financière: 10% ont contracté un prêt pendant la crise, et 14% ont indiqué avoir reçu une aide financière des membres de leur famille ou d’amis. 2,5% se sont retrouvés dans une situation de détresse financière importante qui les a forcés à la fois à contracter un prêt et à faire appel à la famille et aux amis.

Par ailleurs, les données montrent une augmentation de 10% du nombre de ménages ayant utilisé leur autorisation de découvert.

2. 80000 entreprises en risque de dépôt de bilan,  soit le double de la moyenne des années précédentes.

Le rapport, la Banque d’Israël a présenté des données collectées conjointement avec l’administration fiscale, qui donnent une indication de l’ampleur de l’impact de la crise sur les entreprises. Les données sont basées sur les déclarations de revenus.

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Elles montrent qu’entre mars et août 2020, environ la moitié des entreprises ont subi des dommages sur leur l’activité par rapport à la période correspondante, 10,7% des entreprises ayant subi des dommages graves de plus de 50% de leurs revenus.
Ce sont surtout les petites entreprises qui ont été impactées. Entre le premier et  deuxième confinment, la baisse s’est poursuivie de manière significative pour 22% des entreprises avec diminution de plus de 50% des revenus à une quasi inactivité. 80000 entreprises ont une forte probabilité de  fermer. Le système bancaire note qu’il y a effectivement eu une certaine augmentation du volume des fermetures d’entreprises depuis novembre, mais ce ne sont pas encore des chiffres dramatiques.*

Il faut également noter que cette prévision est basée sur les revenus des entreprises en août, c’est-à-dire avant les deuxième et troisième fermetures. Cela signifie qu’il est certainement possible qu’aujourd’hui la situation soit plus critique encore.

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