Proche-Orient : la diplomatie française enfourche le cheval Biden

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La France n’a sans doute pas d’autre souci actuellement que de celui contester la souveraineté juive sur Jérusalem. Joe Biden n’est pas encore intronisé que déjà la diplomatie française court et vole pour ressusciter les formules éculées et dangereuses de « l’Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale ».

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian était lundi au Caire pour une nouvelle réunion de travail avec ses homologues égyptien, jordanien et allemand. L’annonce officielle du Quai d’Orsay explique en des termes très diplomatiques et habillés quelle est l’intention de cette initiative : « Dans le contexte régional positif lié à la normalisation et au rétablissement des relations entre Israël et plusieurs États arabes, il s’agit de contribuer, parallèlement, à une reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens, en vue d’une résolution du conflit dans le cadre du droit international et des paramètres agréés ».

En des termes plus terre à terre, les accords de paix conclus entre Israël et des pays arabes sont certes un pas positif, mais il faut maintenant revenir aux priorités anciennes et remettre la « question palestinienne » au goût du jour, et de préférence selon les « paramètres agréés » et les désiderata communs à l’Europe occidentale et au Parti démocrate américain.

Si les Accords d’Abraham ont montré que les pays arabes concernés ont relégué la « question palestinienne » à la dimension qu’elle mérite, c’est à dire très loin en arrière, la France reste quant à elle fidèle à son soutien traditionnel à cette cause artificielle qui vise à la disparition à terme de l’Etat juif. Paris considère que la présidence Trump n’a été qu’une parenthèse nuisible – voire illégitime – sur le plan de la diplomatie internationale, que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump a été une erreur monumentale, et qu’il faut maintenant profiter du retour des Démocrates à la Maison-Blanche pour faire marche arrière et revenir aux solutions anciennes.

La prochaine équipe qui sera au pouvoir en Israël aura à nouveau à expliquer « gentiment » à Paris que ni la terre d’Israël, ni a fortiori Jérusalem ne sont à vendre.

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