Smartphones : le culte païen de notre génération

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Je n’ai jamais compris comment, à l’époque biblique, les gens se prosternaient devant les statues, s’y liaient autant, en faisaient un élément central de leur vie. Mais maintenant, dans la génération des smartphones, tout est beaucoup plus compréhensible.

 

Hidabrout – Doudou Cohen

 

L’humanité change sous nos yeux, et, écoutez bien, c’est effrayant !

Dans les années 80, nous avions prédit que dans les années 2000, les robots seraient parmi nous et feraient tout pour nous… même si aujourd’hui, on ne rencontre ni dans la rue (ni à la maison) un robot à forme humaine qui nous fasse du café, lave la vaisselle et nettoie la maison, il y a bien une machine à café, il y a un aspirateur robot et lave-vaisselle. Ce sont tous des robots dans un corps non robotique. Mais entre-temps, sans que personne ne le prédise, cet appareil discret et maudit – le smartphone – s’est glissé dans l’équation. Ce n’est peut-être pas un robot, mais en fait, il va bien au-delà.

L’appareil en tant qu’appareil, aurait peut-être pu être positif. Mais en pratique, que se passe-t-il ? En fin de compte, l’objet « innocent » nous transforme en zombies. Nous dépendons de lui, nous le fixons, nous sommes accros à lui, et malheur à quiconque oserait nous cacher son chargeur. L’appareil nous déconnecte, nous et nos enfants, de la lecture de livres, de l’interaction avec les gens, de l’apprentissage et des expériences de vie, même de la famille. Et le plus effrayant – cela nous déconnecte de nous-mêmes. Au lieu de vivre la vie elle-même – certaines personnes vivent les expériences d’autres personnes, suivent de parfaits inconnus, deviennent dépendantes des mises à jour et des poussées, et en bref – perdent le contrôle de leur vie. Et je n’exagère vraiment pas.

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J’ai assisté à des réunions de famille, où des parents qui ne se sont pas rencontrés depuis un an ou deux s’assoient côte à côte, chacun fixant son appareil. J’ai déjà assisté à une scène surréaliste où une jeune mère va au parc avec son fils, et au lieu de l’inciter à grimper ou à glisser sur le toboggan, elle est bloquée, le regard vitreux devant son petit écran. Et lorsque l’enfant est fatigué et demande de l’attention, la solution n’est pas de lui donner de l’attention. Souvent, la mère le fait taire avec son propre écran, seulement pour lui donner quelques minutes de plus à regarder inutilement la collection de pixels scintillants.

Si m’avez suivi jusqu’ici, vous avez probablement une intelligence ou une patience remarquables. Mon conseil est simple : dégagez-vous du petit appareil qui dérobe tant d’attention, d’énergie, de temps et de neurones dans votre cerveau. Si moi, bien qu’occupant des postes de direction dans le monde du numérique et des sites Web, j’ai pu me déconnecter (il y a un peu moins d’une décennie) du téléphone portable que j’avais alors, croyez-moi, tout le monde le peut. C’est aussi un exemple pour les enfants, aussi une possibilité de maîtrise de soi, aussi une vie selon Halakha, et aussi, et c’est la chose la plus importante – c’est la volonté de D’. Il n’y a aucune situation dans laquelle D’ veut que nous ayons un appareil aussi puissant dans notre poche, avec les mauvais contenus qui peuvent y paraître.

Moins d’une décennie après le remplacement de l’appareil, je suis tellement satisfait du choix. Je ne manque de rien. J’ai pu sauver tellement de temps au total. J’ai peut-être raté ici et là des bêtises et autres que j’aurais de toute façon oubliées au bout de cinq minutes (ou vice versa – elles auraient pu être piégées dans le cerveau pendant longtemps), mais il ne fait aucun doute que l’énorme gain dépasse la « perte » imaginaire.

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Si vous aussi vous sentez que le petit appareil vous contrôle au lieu que vous le contrôliez ; si les essais de limiter le temps d’écran a échoué à plusieurs reprises ; si la conscience juive continue à vous tracasser – prenez simplement l’initiative et remplacez l’appareil. Apparemment, c’est une limitation – en pratique, c’est la vraie liberté. Vous pouvez vous séparer de quelques centaines de shekels et de quelques applications addictives et problématiques, mais en retour, vous retrouverez une vie saine.

(Et si vous avez décidé de changer, optez pour la vérité et la raison et passez à un téléphone filtré – écrivez-moi à dudu@htv.co.il. Peut-être que nous apporterons également votre histoire ici dans l’une des prochaines sections ).

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