Tremblement de terre en Israël chez les médias et dans les arcanes de la justice locaux

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Il est difficile de comprendre pourquoi, à un même moment, de tels tremblements de terre perturbent actuellement la vie politique et juridique dans le pays, mais c’est un fait. Et le plus curieux est que ce sont les institutions concernées qui sont les premiers et seuls responsables de ce séisme !

 

1/ Dans le domaine politique

 

Depuis quelques mois, une campagne effrénée est menée contre Netaniahou : elle consiste à lancer, pratiquement au quotidien, des informations concernant sa mauvaise conduite dans divers domaines, à lui, à son épouse et à ses enfants. Pourquoi ? Parce que la gauche – les media et l’establishment – veulent entreprendre ce qu’ils n’ont pas réussi à faire lors des élections : mettre fin au règne de Netaniahou.

Mais, dira-t-on, si les informations sont justifiées, si Netaniahou est un tel bandit, n’ont-ils pas raison ? A cet égard, rapportons l’expression remarquable de Teddy Kolek, l’ancien maire de Jérusalem : on lui avait demandé s’il était prêt lui aussi à témoigner contre rav Arié Dérhy, alors inquiété par la justice pour des conduites qui l’ont amené en prison finalement, à juste titre ou non. Kolek : « Non. Si je dois témoigner contre lui, Dérhy, je devrais le faire contre tout le monde. Il n’a pas agi autrement que ce que font tous les hommes politiques… »

Là, l’avant-dernier reproche porté contre Netaniahou est de… fumer des cigares que ses amis riches lui ont offerts… Pas moins que cela.

Mais avec le dernier scandale en cours, les choses prennent à présent une tout autre direction : il s’avère que Nony Moses, le propriétaire de Yedioth A’haronoth, a proposé à Netaniahou, la principale victime politique de son quotidien, un deal ! Vous empêchez le journal Israël hayom, financé par un soutien américain de Netaniahou, de paraître en gratuité, et je vous soutiens dorénavant. La conversation a été enregistrée. Netanaihou a discuté avec Moses, sans le rejeter par tous les escaliers.

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Et cela prouve quoi ? Que Netaniahou est corrompu ? Il a jeu facile de répondre qu’il a joué le jeu de son interlocuteur, afin de voir jusqu’où il est prêt à aller.

Mais là où le vrai problème a éclaté à la figure, c’est du côté de Moses : c’est donc ainsi que cela se passe, des journaux « objectifs », « gardien de la vérité », « garants de la vie publique », ne se conduisent pas autrement que de vulgaires truands ? La découverte, pour le grand public, laisse un très grand malaise.

Ce sont donc ce genre de gens qui oeuvrent dans les journaux ? Et qui veulent gérer la vie publique ?

Et il se peut qu’avec cela, la campagne contre Netaniahou finisse par cesser.

 

2/ La cour suprême

 

Elle a marqué des points ces temps-ci, avec force, dans trois domaines qui lui étaient présentés. On ne peut que tirer son chapeau devant la clarté de ses décisions et la force de ses conclusions. Mais, justement, cette haute instance a prouvé par là qu’elle était tout, sauf objective, sauf attentive à ce que la vie politique du pays exige, en bref, tout, sauf une haute instance juridique inébranlable.

Dans l’affaire Azaria, la présidente de ladite haute cours a défendu avec virulence la cours militaire qui a condamné le jeune Azaria de la manière la plus radicale, faisant ainsi le jeu des groupes extrémistes de gauche, et des Palestiniens. Une objectivité des plus déplorables.

Puis la cours suprême vient d’intervenir dans une affaire de guet qu’un Beth Din local a accordé à une femme, alors que son mari est sans connaissance depuis de nombreuses années à la suite d’un accident. La cour rabbinique suprême s’est opposée à cette décision, qui est totalement inacceptable sur le plan de la Halakha, et voici que la cour suprême laïque intervient et prend part dans un débat de Halakha, qui n’est en aucune manière de son recours et pour lequel elle n’a aucune préparation. Chapeau, mais vous y perdez des plumes.

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De même, cette même instance demande à l’Etat de justifier son refus de permettre aux « femmes du Kotel » de pouvoir prendre un Séfer Tora et d’organiser la lecture de la Tora en ce saint endroit ! Ne parlons pas du fond, mais de la forme : est-ce réellement à la cours suprême de s’immiscer en une question qui est du recours de la Halakha, qui, elle seule, doit gérer l’office et la lecture de la Tora !?

Ces quelques erreurs, et débordement de pouvoir, n’aident pas non plus à renforcer le respect devant cette instance.

 

Et le tout provoque de grands remous dans le pays.

Surprenant.

 

 

 

 

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