Vayélekh – Yom Kippour

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Quand le « Cheese » devient un sacrifice…

La dernière ligne droite est devant nous avant Yom Kippour. Les jours d’Eloul sont déjà passés, il nous reste quelques jours avant le pardon du Kippour. Beaucoup le savent: fauter devant Hachem et les hommes, ce n’est pas beau ! Seulement, D’ nous a gratifié d’une sortie de secours avec la Techouva/le repentir.

On pourrait se demander quelle est la particularité de ces jours puisqu’un homme doit faire Techouva et demander le pardon sans attendre la fin de l’année ? Pourquoi la Tora parle tant de l’importance du Kippour ? La réponse est donnée par le Rambam : « Bien que la Techouva et la prière sont bonnes à toute époque, durant les 10 jours entre Roch Hachana et Yom Kippour elles sont encore meilleures ; de suite est acceptée la repentance comme il est dit : « Rechercher Hachem, appelez-le car Il est proche ! » C’est-à-dire que la sainteté des jours de Kippour a la particularité d’offrir le pardon à tout celui qui fait un repentir SINCERE ! Les livres saints expliquent que la particularité de ce jour remonte à la nuit des temps… lorsque le peuple juif a fauté avec le veau d’or (le 17 Tamouz) et a reçu son expiation 80 jours après: le 10 Tichri. Depuis lors, ce jour est propice à l’expiation de toutes les fautes du Clall Israël. Donc si par inadvertance (ou non) un homme aurait transgressé une loi, le jour de Kippour accompagné de la Techouva effacera sa faute comme si elle n’avait jamais existé ! Et lorsque la faute est plus grave, il faudra (en plus de la Techouva et du Kippour) les difficultés de la vie !

Il reste un point à élucider : comment faire Techouva ? Principalement, elle est composée de trois parties: le regret (d’avoir fauté), le VidouÏ (la confession de la faute devant Hachem le jour du Kippour en disant dans la prière : « ‘Hattati’/j’ai fauté) et enfin la décision de ne plus retomber dans le vice à l’avenir. Tout cela s’applique aux lois liées avec notre Créateur (comme profaner les fêtes, le Chabbath, la Cacherouth et certainement aussi le fait d’avoir voté pour les partis de la Gauche anti-Tora lors des dernières élections en Terre Sainte…), seulement les fautes vis-à-vis des hommes seront plus difficiles à accomplir car on devra –en plus de ces trois points- demander le pardon de son ami (par exemple en cas de vol, de dommage, de diffamation ou encore d’injures…). Et tout le temps où on n’aura pas reçu le pardon de la victime, la faute restera gravée au Ciel ! C’est pourquoi la veille du Kippour on se remémorera tous les amis et proches auprès desquels on a eu un comportement léger voir désobligeant et leur demander pardon. D’un autre côté, la victime devra être sincère lorsqu’elle donnera son pardon car si le cœur n’y est pas : le péché perdura…

La Guemara dans Yoma (86:) enseigne un grand ‘Hidouch: « Celui qui fait Techouva par amour de Hachem, ses méfaits se transformeront en mérite ! » C’est à dire qu’un homme qui décide d’abandonner son ancien chemin pour se rapprocher de la Tora par amour de D’, le Talmud nous apprend que ses fautes se transformeront en autant de Mitsvoth ! Un peu comme le Rambam l’enseigne : « Grande est la Techouva car elle rapproche l’homme de la présence divine… Hier il était haï de Hachem, éloigné et souillé par la faute et aujourd’hui il est aimé agréable et aimé par D' ». Dans le même esprit, le Hatham Sofer (dans un Drouch 1° partie p. 19) enseigne un grand ‘Hidouch : après la Techouva d’un homme (par amour), les Kilos de viandes non-cacher (qu’il a pu consommer) seront considérés au Ciel comme s’il avait mangé autant de kilos de sacrifices à Jérusalem !

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Tout cela est bien formidable, mais il nous reste à comprendre cet étrange phénomène que la faute se transforme en mérite ! Le Maharcha explique (sur place) qu’il ne s’agit pas véritablement de cela, mais puisque l’homme était tellement embourbé dans ses fautes, il a dû faire beaucoup de Mitsvoth pour contre-balancer ses poids et mesures. Donc ce ne sont pas ses fautes qui seront transformées en Mitsva mais le fait qu’après avoir fait Techouva l’homme multipliera ses bonnes actions : ce sont ses nouveaux mérites ! Par contre, d’autres commentaires expliquent ce phénomène d’après une Guemara dans Kidouchin qui enseigne que la Mansuétude de Hachem est très grande. Il est dit en effet, que lorsqu’un homme faute, D’ considère uniquement son acte sans pour autant associer sa mauvaise pensée. C’est à dire que lorsque Hachem punira l’homme de ses péchés, Il ne sera pas sévère au point de punir l’homme pour sa mauvaise pensée : Il considérera que la faute a été mené sans la pensée. Ainsi, lorsque l’homme se repentira  de son action, la Miséricorde divine considéra le mauvais acte comme effacé. Cependant, la pureté de sa pensée d’aujourd’hui s’associera avec l’action du passé et la transformera en mérite. On prendra l’exemple d’un homme qui a succombé au charme inouï d’un cheese burger sur les grands boulevards le 25 mai 2010 à 15 h 30 alors qu’il était avec une bande de copains. Aujourd’hui, 9 ans après, alors qu’il a fait Techouva (peut-être en lisant notre feuillet ou qu’il ait passé un an à la Yechiva) décide de faire Techouva par amour de Hachem ! Il désire tellement effacer les fautes du passé que du ciel on considérera qu’il n’a pas mangé un cheese, mais seulement un bon pain tunisien cacher! Mieux encore, puisqu’il a fait Techouva par amour, alors la pensée qui l’anime aujourd’hui fera que l’on considérera qu’il a mangé ce sandwich pour avoir des forces afin de faire des Mitswoth au cours de cette fameuse journée du 25 mai (par exemple avoir des forces pour honorer ses parents, ou aller à un cours de Tora le soir).

Formidable, non ? Mais dans le cas où la Mitsva s’est faite uniquement par la crainte du châtiment (car on le sait bien, notre passage sur terre est éphémère, donc il nous faudra passer à la caisse après les 120 ans), le repentir de l’homme annulera la faute (son cheese deviendra cacher) seulement puisqu’il n’est motivé que par la crainte du châtiment, sa pensée n’aura pas les capacités à transformer la pensée qui l’a animé à l’époque.

Autre réponse plus prosaïque, c’est grâce à la faute qu’il arrive aujourd’hui à faire Techouva (le souvenir imémorable du sandwich des grands boulevards) c’était le vecteur de sa Techouva. Donc son repas sera considéré comme une Mitsva !

On voit donc que la Techouva est une main tendue vers l’homme pour qu’il se rapproche de son D’ et qu’il s’élève!

 

Quand la « VODKA » devient de l’eau de source…

Cette histoire véridique s’est déroulée dans la Pologne d’il y a plusieurs siècles en arrière. Une fois lors d’un conseil au palais du roi, il a été divulgué qu’une jeune fille s’est faite enlevée puis découverte morte assassinée quelques temps avant la fête de Pâques. On soutenait que c’était la communauté juive qui était responsable du meurtre. Les princes du royaume prétendaient qu’il s’agissait de la communauté juive qui était responsable du meurtre afin de mettre dans les galettes de Pessa’h du sang chrétien… Il était question de condamner la communauté à un édit d’expulsion et de plus, que tous les biens juifs soient confisqués par l’Etat en réparation au mal fait ! Le roi –qui n’était pas connu comme un antisémite notoire- écouta la plaidoirie et demanda l’avis de ses conseillers à la cour. La majorité des gentils plaidèrent en défaveur de la communauté et proclamèrent la nécessité d’exiler cette communautés une bonne fois pour toute loin de la Pologne: Judenfrei ! Seulement il y avait une seule voix qui n’était pas d’accord, c’était Woldaqué qui était le conseiller le plus important de tout le royaume ! Au moment où la plume passa entre tous les ministres et nobles afin de signer l’édit d’exil des communautés, Woldaqué ne s’empressa pas de signer et resta très pensif. Puis son visage devint livide d’émotion et il prit la parole devant tous. Il dit: « Je ne peux pas signer un avis qui m’apparaît comme une pièce montée du début à la fin. Comme vous le savez, dans mon passé j’appartenais à la communauté juive avant que je n’embrasse la chrétienté. Seulement de tout cela je me souviens très clairement qu’une chose était complètement prohibée : le sang ! Il suffisait de trouver une goutte de sang dans un œuf pour le jeter à la poubelle ! Donc c’est clair pour moi qu’il ne s’agit que d’un faux. On peut tout dire sur le Juif mais pas qu’il est mangeur de sang ! » Fin de la plaidoirie.  Tous les conseillers dévisagèrent Woldaqué avec une expression de grand étonnement: comment ce noble pouvait prendre le parti de ses anciens frères alors qu’il était connu pour ses prises de positions antisémites notoires (peut-être qu’il avait demandé à interdire la Mila… comme certains groupes de la gauche  en Terre Sainte l’ont demandé publiquement…) : et voilà qu’il tournait casaque ! Que se passait-il ? Le roi était content de son côté car il n’aimait pas voir partir de son royaume le peuple juif seulement pour Woldaqué les choses prirent une toute autre tournure. Jusqu’à présent il faisait partie des personnalités non-grata de la communauté juive pour toutes ses prises de positions fondamentalement anti-juives. Beaucoup des décrets les plus cruels validés par le roi était signés de sa propre main pour restreindre aux Juifs le droit de vivre en terre bénite polonaise… Et du jour au lendemain notre homme commença un retour aux sources ! Il se rappelait avec nostalgie son cheminement ténébreux. Au départ il se souvenait du petit Vélvelé (diminutif de Zéev) qui apprenait au Talmud Tora puis ses débuts dans le monde des affaires. Or sa réussite fulgurante lui fit tourner sa tête. Dans le même temps il s’éloigna de la pratique de la Tora. Jusqu’à un moment où un de ses nouveaux amis polonais lui dirent que s’il voulait vraiment grandir dans les affaires il fallait qu’il épouse la foi chrétienne. On lui présenta une veuve-duchesse de la high society polonaise. Il quitta sa femme pour l’épouser et devenir un Juif renégat: le Duc Waldqué ! Cependant il semble que l’âme juive était plus forte encore que les verres de vodka et la richesse de la cour… Les jours passèrent après qu’il ait pris fait et cause pour la communauté et de très fort sentiment de Techouva se réveillèrent  en lui ! Ces pensées ne le laissèrent pas tranquille, il s’agissait d’un très profond changement qui s’opérait. Il voulait coûte que coûte connaitre la Tora et pratiquer les Mitsvoth. Comme il connaissait les lois du royaume, il savait que s’il choisissait la voie juive il était passible de la peine de mort et la royauté se vengerait sur toute la communauté. Malgré tout, il prit la décision qui était la plus importante de sa vie: faire Techouva ! Seulement,  il ne savait pas encore comment y arriver. Il resta quelques jours à cogiter jusqu’à ce qu’il apprenne qu’à quelques kilomètres de son domaine se trouvait un saint rabbi qui avait la réputation de faire des miracles. De suite il s’enquerra de son adresse et parti dans sa direction. Lorsqu’il pénétra dans la maison du saint homme, ce dernier prit peur car il vit devant lui un ennemi juré de la communauté. Cependant, Waldéqué devenu Velvélé exprima de grands remords sur tout son cheminement et demandant au rav la voie à suivre dans son cas. Le rav n’y croyait pas et pensait qu’il s’agissait certainement d’un subterfuge, de plus il ne savait pas si Waldéqué était conscient du danger de sa démarche. Le rav dira alors qu’il était préférable qu’il ne fasse rien car le danger était trop imminent. Seulement pour Velvélé les choses avaient une autre résonance, en aucun cas il resterait dans la peau d’un noble polonais : pour tout l’or du monde ! Il était décidé à se blottir sous les ailes de la providence et sortir de toute l’impureté polonaise. Le rabbi n’était toujours pas persuadé de la décision à prendre. Il prendra alors sa canne en disant: « Si sur ce bâton pousse des fleurs et des bourgeons alors je serais certain de tes bonnes intentions ! » Woldaqué regarda avec dépit le bâton qui se tenait devant lui… Seulement Velvlé poussa un cri et pointa son doigt en direction de la canne, il se passait un fait extraordinaire: des fleurs poussaient comme au printemps ! A ce moment le rabbi n’avait plus de doute: Waldaqué avait bien fait Techouva ! Le ciel attendait aussi la Techouva de ce juif renégat ! Le rabbi lui donna son conseil. Quelques jours passèrent et Woldaqué pris son cheval pour partir à la chasse comme tout noble se respectant. Cependant, cette fois il ne revint jamais dans son beau palais, le lendemain c’est sa monture qui rentra à l’étable sans son vaillant cavalier. Les gens de la maisonnée s’alertèrent et firent dépêcher une brigade de la police afin de faire des recherches: en vain ! La famille et  ses amis se dirent que Woldaqué avait trouvé la mort dans un ravins. Cependant la vérité était tout autre : Woldaqué redevenu Velvélé errait sur les routes de Pologne en direction de la Hollande. Son identité était méconnaissable, il ressemblait à un vagabond de grands chemins… Après un long périple, Velvélé se présenta au rav de la communauté d’Amsterdam comme l’ancien Waldaqué de Pologne qui revenait à ses origines (pas généalogique mais spirituelles..) et ensuite , Velvélé fondit une famille attaché au judaïsme authentique dans la pratique des Mitsvoth et la crainte du Ciel.

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 Dommage, on aurait dû envoyer cette histoire à Lustiger il y a quelques années…

Chabat Chalom et qu’HACHEM PARDONNE A TOUS NOS LECTEURS ET AU CLALL ISRAEL … A la semaine prochaine, si D’ veut, David Gold

Une grande bénédiction à notre lecteur rav Arié Tibi et son épouse (Elad) à l’occasion de la naissance de leur garçon. Qu’ils aient le mérite de lui faire la Brith-Mila et de le voir grandir dans la Tora et les Mitsvots. Mazel Tov!!

 Une grande bénédiction à Pamela et Laurent BENHAMOU  (Suresnes )pour la naissance de leur fils NOAH AARON  qu’ils aient le mérite de le voir grandir dans la thora et les Mitsvoth Mazel TOV !

On priera pour la santé de Yacov Leib Ben Sara, Chalom Ben Guila parmi les malades du Clall Israel.

Pour la descendance  d’: Avraham Moché Ben Simha, Sarah Bat Louna; et d’Eléazar Ben Batchéva

Léilouï Nichmat: Simha Bat Julie, Moché Ben Leib; Eliahou Ben Raphaél; Roger Yhïa Ben Simha Julie; Hanna Clarisse Bat Mercedes; Yossef Ben Daniélaתנצבה     que leurs souvenir soit source de bénédictions.

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