Veille de roch ‘hodech Sivan : la prière du Chla Hakadoch

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Pour la réussite de nos enfants

 

Nos enfants sont tout pour nous et représentent ce que nous avons de plus cher. En ce jour de veille de roch ‘hodech Sivan, nous prononçons la prière qui leur a été consacrée par le Chla Hakadoch ; nous implorons le Ciel de les protéger et de leur donner une belle et longue vie. Cette année encore, le Va’ad Harabanim de Jérusalem vous propose de vous associer à ses délégués qui vont présenter vos prières sur le tombeau du Chla, à Tibériade !

 

S’il existe un défi difficile, c’est bien celui de l’éducation. Que de débats, de soucis mais aussi de joies ! Et même si nous n’avons pas de diplôme et que nous ne sommes pas rétribués pour tenir ce rôle, s’occuper d’un enfant et l’élever est un véritable « métier » qui nous occupe à plein temps.

Nos enfants sont au cœur de toutes nos préoccupations. Nous écoutons des cours, consultons des éducateurs, des spécialistes, des psychologues… Il y a des surprises sur le chemin, et plus notre enfant grandit, plus la gageure est grande. Au départ, nous devons prendre soin d’un petit être totalement dépendant et vulnérable. Nous ne dormons plus la nuit et sommes attentifs au moindre de ses gémissements. Puis vient l’âge de la crèche et de l’école. Notre bambin grandit et avec lui ses besoins. Nous lui préparons son goûter, lui achetons ses fournitures scolaires, l’aidons à faire ses devoirs, lui préparons son anniversaire avec amour. Il commence à avoir des amis et nous nous soucions de ses fréquentations. Le voilà adolescent et les enjeux sont plus importants. Les soucis aussi. En un clin d’œil, il est devenu un adulte et il se marie. La route a été parsemée d’embûches, et pour garder le cap, une boussole nous a été très précieuse : la prière.

Les joies ont provoqué des chants de reconnaissance, les crises, de longues supplications. Que de larmes versées ! Que de requêtes prononcées ! On se rappelle son premier examen. Combien avons-nous prié pour sa réussite ! Et lorsqu’il se blessa en revenant de l’école, combien de Tehilim avons-nous prononcés alors qu’on lui faisait des points de suture !

Grâce à la prière, nous n’avons pas baissé les bras et ne nous sommes pas laissé décourager dans les moments critiques. Notre sidour peut témoigner des longues heures passées à implorer. Devant les mezouzoth ou les candélabres de Chabbath, nous avons supplié et nos prières sont montées haut dans le ciel.

Saisir l’opportunité

Une date est particulièrement indiquée pour la prière que nous voulons adresser en faveur de nos enfants : la veille de roch ‘hodech Sivan. C’est un éminent sage du 17e siècle qui indiqua cette date propice pour nos tefiloth. Le Chla Hakadoch laissa son empreinte sur sa génération et une œuvre célébrée jusqu’à nos jours : le « Chné Lou’hot Habrit », « Les deux tables de l’alliance », au nom duquel il est connu et appelé dans la communauté juive. Dans ce texte vibrant, il adresse les requêtes qui nous tiennent à cœur alors que le mois de Sivan va débuter. Pourquoi cette date ? Depuis Pessa’h, nous comptons l’Omer, en attendant de célébrer le don de la Tora. Cet événement unique dans l’histoire de l’Humanité scella l’alliance entre le Tout-Puissant et Ses enfants. Après nous avoir délivrés de l’esclavage, Il nous offrit les dix commandements et nous demanda de transmettre cet héritage spirituel à nos enfants. C’est aussi cette transmission que nous célébrons à Chavou’oth. Durant une nuit d’étude, nous étudions et passons le relais à la nouvelle génération. Comme il est écrit dans le Chema’ Israël : « Et tu aimeras l’Éternel ton D’ de tout ton cœur, de toute ton âme, avec tout ton pouvoir. Que les paroles que Je t’adresse aujourd’hui soient sur ton cœur. Tu les enseigneras à tes fils, tu en parleras assis dans ta maison, en marchant sur le chemin à ton coucher et à ton lever. » Nous avons la mitsva d’enseigner à nos enfants la Parole divine. Lorsque nous nous éveillons le matin et jusqu’à notre coucher le soir. Car même si nous les dotons des meilleures conditions matérielles, nous nous soucions aussi de leur destinée spirituelle. Les dangers de notre époque sont grands et nous souhaitons les prémunir contre les menaces qui planent sur eux. Le Chla Hakadoch voyait loin et savait que l’avenir ne serait pas toujours porteur de félicité et d’épanouissement. Nos enfants auraient besoin d’un soutien dans les cieux et d’un guide dans la nuit de l’exil :

« Tu nous as donné ces deux commandements : l’ordre d’avoir des enfants et de les éduquer dans le chemin de la Tora. Tu as créé ce monde pour Ton honneur. Pour que nous connaissions Ton nom et étudions la Tora. Je lève mes yeux vers Toi pour que nous puissions continuer à étudier et à accomplir la

Tora. Donne-nous une longue vie, bénie. Permets que mes enfants puissent étudier, qu’ils se conduisent bien et Te servent réellement. Qu’ils aient une bonne santé, qu’ils trouvent l’âme sœur. » En nous adressant au Créateur avec ces mots inspirés par la sainteté de son auteur, au moment crucial où nous nous apprêtons à recevoir la Tora, nous brisons les lois de la nature pour offrir à nos enfants les meilleures chances de réussir leur destinée matérielle et spirituelle.

Nos Sages, nos garants

Pour nous assister durant ce jour qui possède un si fort potentiel spirituel, nos Sages seront à nos côtés. Les Guedolé Hador se réuniront la veille de roch ‘hodech Sivan, pour une prière spéciale en faveur de tous les enfants d’Israël. Et pour remercier tous ceux qui pensent aussi aux enfants démunis qui parfois n’ont pas de parents qui puissent prier pour eux, ils dédicaceront une « Birkath Habayith » (bénédiction de la maison), à tous les généreux donateurs qui se sont engagés pour un virement permanent. Cette bénédiction ornera le sanctuaire de leur foyer et illuminera ses habitants et ses invités. Elle permettra à tous de se souvenir que la générosité est le gage de notre réussite.

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