Devant une commission de la Knesset, l’agence de sécurité intérieure a officialisé un changement de doctrine, dans un contexte sécuritaire jugé différent.
Lors d’une audition devant la Commission de la sécurité nationale de la Knesset, un représentant du Shin Bet a déclaré que l’agence soutient désormais la possibilité d’appliquer la peine de mort aux terroristes, affirmant qu’il s’agit d’un outil de dissuasion qui doit rester à la disposition du système judiciaire. La séance était présidée par le député Tzvika Fogel, qui a souligné que cette mesure est aujourd’hui perçue comme ayant un effet dissuasif réel.
Selon le même responsable, la position de l’agence a évolué ces deux dernières années en raison d’un changement dans l’évaluation des risques, notamment face aux réactions possibles du Hamas et d’autres organisations terroristes. Là où subsistait auparavant la crainte de représailles, en particulier concernant les otages ou les détenus en prison, le Shin Bet estime désormais disposer d’un niveau de contrôle et de dissuasion plus élevé, d’après les propos tenus devant la commission.
Ce débat s’inscrit dans le cadre de projets de loi examinés à la Knesset visant à élargir l’arsenal judiciaire contre les auteurs d’attentats, alors que plusieurs familles de victimes et des responsables politiques réclament un durcissement des sanctions. Le sujet reste toutefois sensible, tant sur le plan juridique que diplomatique, et continue de diviser au sein de la classe politique israélienne.
























