Indignation dans le milieu universitaire israélien : un professeur exige que ses étudiants analysent un texte sur le « génocide à Gaza »

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La commission de l’éducation de la Knesset a tenu une audition d’urgence suite à une enquête de News 14 sur l’incitation et le soutien au terrorisme sur les campus. Les dirigeants universitaires ont boycotté l’audition. Le président de la commission, le député Zvi Sukkot, a déclaré : « On nie un phénomène grave et inquiétant. » Les étudiants ont affirmé : « On nous a forcés à traiter ce texte comme une discussion académique légitime. »

JDN – David Feuchtwanger

La commission de l’éducation de la Knesset s’est réunie aujourd’hui (mercredi) pour une discussion urgente sur l’incitation au terrorisme et le soutien à celui-ci dans les établissements d’enseignement supérieur, suite à une enquête diffusée sur la chaîne d’information News Channel 14, en collaboration avec la cellule étudiante « Dror » du Parti sioniste religieux. Cette discussion s’est tenue dans un contexte marqué par une série de témoignages inquiétants concernant l’activité politique extrémiste sur les campus – et en l’absence remarquée des recteurs d’universités et d’écoles supérieures, qui ont choisi de boycotter la réunion.

Selon les conclusions présentées, la cellule étudiante « Jafra », affiliée au parti Balad, a participé à des manifestations de solidarité avec les ennemis d’Israël et à la diffusion de contenus perçus comme un soutien au terrorisme. Un des principaux témoignages évoqués lors de la discussion portait sur une exigence faite aux étudiants d’analyser, dans le cadre d’un cours, un texte traitant de l’allégation de « génocide à Gaza », tout en présentant la question comme une position devant être examinée « objectivement ».

Le président de la commission de l’éducation, le député Zvi Sukkot, a ouvert le débat par une critique acerbe des directions des institutions universitaires absentes. « Affirmer qu’“un tel phénomène n’existe pas” et décider de boycotter le débat sont non seulement scandaleux, mais aussi dangereux », a-t-il déclaré. « Prétendre qu’il n’y a pas d’incitation à la haine dans le milieu universitaire, alors que les preuves sont là, c’est fermer les yeux. »

Au cours du débat, M. Sukkot a présenté des documents provenant de l’Université hébraïque et d’autres institutions, qui, selon lui, illustrent comment les contenus politiques extrémistes s’infiltrent dans le discours académique. « Boycotter le débat est un affront à la Knesset », a-t-il déclaré, « mais surtout un affront à la responsabilité civique de ceux qui sont censés éduquer la jeune génération à l’esprit critique, et non à l’incitation à la haine. »

Le député Avichai Boaron s’est joint aux critiques et a souligné que la liberté d’expression ne saurait servir de prétexte à l’incitation à la haine. « La liberté d’expression est une valeur fondamentale », a-t-il déclaré, « mais elle n’autorise pas à glorifier le terrorisme ni à justifier la violence. Le monde universitaire ne peut devenir un refuge pour les instigateurs de troubles. »

Des étudiants ayant participé à la discussion ont témoigné avoir subi, dans certains cas, des pressions pour considérer des propos extrémistes comme du matériel pédagogique légitime. « On ne nous a pas demandé de critiquer ou de contester », a déclaré l’un d’eux, « mais d’analyser un texte accusant Israël de génocide, comme s’il s’agissait d’un fait avéré et non d’une prise de position politique. »

Le comité a clairement indiqué que cette discussion n’était que le point de départ d’un processus et que des mesures supplémentaires seraient envisagées à l’encontre des établissements qui ne prendraient pas en compte ce phénomène. Selon lui, la liberté académique ne saurait se faire au détriment du respect de la loi et de la responsabilité nationale.

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